Iturria : « Béré devait payer une bouteille, je n’en ai pas vu la couleur... »

  • Arthur Iturria, au centre, est un capitaine heureux.
    Arthur Iturria, au centre, est un capitaine heureux. Photo Vincent Duvivier - Photo Vincent Duvivier
Publié le , mis à jour

Arthur Iturria était un capitaine satisfait de la performance de son équipe face au BO, le pack auvergnat ayant probablement réalisé son match référence au point d’offrir au talonneur Yohan Beheregaray le premier triplé de sa carrière.

Avant la rencontre face à Biarritz, vous aviez beaucoup insisté au sujet de l’état d’esprit de votre équipe. On vous imagine heureux de constater que vos coéquipiers ont répondu présent…

C’est ça ! C’est toujours dur de parler quand on n’était pas sur le terrain mais bon, j’ai écouté ce qui s’était dit entre les joueurs qui avaient participé à ce match et, manifestement, l’équipe était passée à côté sur certains comportements à Perpignan en deuxième période, après une première mi-temps plutôt réussie.

À ce sujet, on a l’impression que votre équipe s’était donné rendez-vous sur la première mêlée, avant d’insister très tôt dans la rencontre sur une série à 5 mètres…

On s’était donné rendez-vous dans tous les secteurs du combat et de la conquête mais c’est vrai qu’au sujet de la mêlée, après notre deuxième mi-temps à Perpignan, les joueurs avaient envie de prouver quelque chose… Si ça n’avait tenu qu’à moi, j’aurais probablement pris les trois points ou fait le choix de la touche. Mais les première ligne étaient sûrs d’eux après cette première mêlée gagnante. Je ne pousse qu’en troisième ligne, je n’ai pas les mêmes sensations qu’eux, alors je leur ai fait confiance. Ils l’ont plutôt bien rendue…

Vous n’avez pas fait qu’écouter vos partenaires, au contraire… La preuve, vous avez tenu à tenter cette pénalité de la 32e à 12-6, alors que vos avants réclamaient encore la mêlée…

Oui, parce qu’il y a des moments où il faut garder de la lucidité et calmer un peu tout le monde… (rires) Il s’agissait aussi de respecter le jeu et l’adversaire. Je n’ai pas à me plaindre : parfois on effectue des choix positifs, parfois ils se retournent contre vous. Samedi, ça s’est plutôt bien goupillé parce que l’équipe a fait les choses dans l’ordre.

Vous êtes désormais le capitaine d’une équipe qui compte de nombreux leaders. Comment le vivez-vous ?

Je me comporte naturellement, il ne s’agit pas pour moi de jouer un rôle. De toute façon, comme vous l’avez dit, il y a beaucoup de leaders naturels dans l’équipe comme Camille Lopez derrière ou Sébastien Vahaamahina devant, sans oublier Fritz Lee sur qui je peux aussi me reposer. C’est tout confort pour moi d’avoir des joueurs comme ça pour m’entourer.

Avez-vous l’impression d’avoir réalisé samedi votre match-référence au niveau du pack ?

Disons que c’était un match plutôt propre, oui. Notre deuxième mi-temps contre Pau était aussi intéressante mais là, nous avons réussi à être constants pendant quatre-vingts minutes. C’était essentiel au vu des conditions météorologiques. Maintenant, on doit être capable de reproduire ce genre de performance, que ce soit en Coupe d’Europe ou en Top 14.

Au sujet de votre copain Yohan Beheregaray qui a réalisé un triplé, lui avez-vous attribué un petit gage ?
Il a fait un cul-sec dans le vestiaire et je lui avais demandé de payer une bouteille dans la soirée mais je ne sais même pas s’il l’a fait. En tout cas, je n’en ai pas vu la couleur…

Yohan Beheregaray
Yohan Beheregaray Icon Sport - Icon Sport

Peut-être a-t-il oublié, comme de raser sa moustache de Movember…

C’est surtout possible qu’il croit que la moustache est redevenue à la mode ! (rires)

Pour parler sérieusement, l’actualité de Clermont bruisse de nombreuses rumeurs au sujet de cadres comme Parra, Lopez ou même Matsushima… Comment le groupe vit-il cette période troublée ?

On n’en parle pas trop entre nous, même si on sait bien que beaucoup de choses vont bouger dans les prochaines semaines. Une grande majorité de l’effectif est en fin de contrat en 2022 ou en 2023, donc forcément des joueurs vont partir… ça fait partie de la vie d’un club professionnel, c’est comme ça, personne n’est irremplaçable. Même si ça ne fait jamais plaisir de voir partir de bons joueurs qui sont aussi de belles personnes.

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