TOP 14 - Pour l’UBB, il suffira d’une étincelle !

  • Matthieu Jalibert, impressionnant lors du match aller à Pau, est de retour pour guider le jeu bordelais. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Matthieu Jalibert, impressionnant lors du match aller à Pau, est de retour pour guider le jeu bordelais. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Les trois défaites de rang n’ont pas trop plombé le moral des Bordelais. Question de contexte. Et le retour de Matthieu Jalibert tombe à Pic pour redresser la barre face à Pau.

La formule a tonné dans la bouche de Christophe Urios : "Samedi : pas le droit à l’erreur." La venue de Pau tombe à point pour se remettre les idées à l’endroit. Évidemment, Bordeaux a perdu ses trois derniers matchs, et quand on est premier, ça ne peut qu’interpeller. Mais suivre un club sur la durée, c’est aussi relativiser.

Perdre à Toulouse dans les dernières minutes, avec une pluie de pénalités, sans encaisser d’essai et sans subir la moindre occasion, ce ne fut pas si négatif. "Avec le même match, on n’aurait très bien pu gagner à Toulouse, même si nous n’avons pas été très bons et très propres", poursuivit Urios. Si l’on ajoute la ponction du XV de France (cinq sélectionnés si l’on compte Jalibert), et quelques blessés, on ne va donc pas tirer de signal d’alarme intempestif. "Ça fait partie d’une saison longue. Il y a des moments où ça marche, d’autres un peu moins. Rien d’inquiétant", diagnostiquait Clément Maynadier, 33 ans et huit ans d’UBB, autant dire qu’il en a vu d’autres.

Il fit même remarquer : "On a pris un point à chaque fois, on s’est accrochés partout", référence aux revers de Toulon, Racing et Toulouse. "Grappiller un point à Toulouse, ça n’arrive pas toutes les années, c’est la preuve que l’état d’esprit est bon", ajoute Mahmadou Diaby.

Jalibert régénéré

Si l’on entre dans le contenu des rencontres, on remarquera quelques hiatus tout de même : "Oui, on a un peu de mal à se trouver dans le jeu", poursuit Diaby. Les Bordelais ne semblent pas souverains près des lignes adverses, la fameuse "zone de marque" qui revient souvent dans le discours des entraîneurs. "Ces moments-là sont particuliers, l’adversaire défend à quinze, sur une seule ligne, prêts à monter tous ensemble. Il faut être durs et rigoureux. On a connu beaucoup d’imprécisions dans ce domaine, mais ça doit se régler sur le terrain."

Mais l’organisation la plus huilée du monde aura toujours besoin d’une étincelle. Justement, avant ce match de Pau, les supporters ont vécu une bonne surprise. Oui, il était là : Matthieu Jalibert s’entraînait tout à fait normalement. Ses blessures aux ischio-jambiers sont apparemment derrière lui. Le plus drôle, c’est que ce statut de convalescent est une bénédiction pour l’UBB. Pas pris en équipe de France, il se retrouve tout à fait libre de jouer contre Pau. Difficile de tomber davantage à pic. On a senti Christophe Urios assez heureux : "Je le sens bien physiquement. Vous savez, il était peiné au moment de sa blessure. Ce qui lui a fait du bien, c’est qu’il est parti au CERS de Saint-Raphaël pour se changer les idées et ça lui a fait du bien. Il est revenu différent. Il était gris avant son séjour, on ne sentait pas bien. Mais bon, il ne sera pas à 100 % contre Pau forcément, mais dans la tête, je le trouve bien. Mais il faudra qu’il reste organisé et organisé dans sa tête, sobre… quoi !"

Évidemment, à peine cette nouvelle absorbée, on apprenait le retour de l’ouvreur bordelais dans le groupe élargi des Bleus. Mais personne ne peut l’empêcher de repasser par la case "Chaban-Delmas", c’est quand même son terrain de jeu privilégié.

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