Champions Cup - Paris en plein marasme !

  • Sekou Macalou abattu après la nouvelle défaite
    Sekou Macalou abattu après la nouvelle défaite Icon Sport - Sandra Ruhaut
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Stade français Une défaite synonyme de quasi-élimination de la Champions Cup, Un nouveau carton rouge de Latu et des tensions internes : le club de la capitale vit des heures difficiles.

Le carton rouge infligé à Tolu Latu n’est-il pas l’arbre qui cache la forêt ? Samedi soir à l’issue de la rencontre, tant l’ouvreur Joris Segonds que le manager Gonzalo Quesada se sont réfugiés derrière l’indiscipline chronique de leur talonneur pour expliquer les maux d’une équipe en panne de confiance. Certes, ce deuxième carton rouge (67e) de la saison de l’international australien, agrémentée également de six jaunes, n’a pas arrangé les affaires stadistes. Mais l’issue de la rencontre n’aurait-elle pas été la même après une nouvelle prestation collective totalement indigente ? Se poser la question apporte déjà un élément de réponse.

À tout dire, cette expulsion logique de Latu pour avoir fauché dans les airs le deuxième ligne Baptiste Chouzenoux ne fut que le clou d’un spectacle d’une pauvreté affligeante. Vous nous direz – à juste titre — qu’il faut deux équipes pour un grand match. Mais les Parisiens avaient promis une révolte après l’humiliation subie une semaine plus tôt en Top 14 à la Paris La Défense Arena (53-20).

Résultat ? Cette deuxième manche n’a été qu’une succession de chandelles indolores, faute de pouvoir proposer mieux. Et pour cause. Dans l’intensité physique, Paul Gabrillagues et ses partenaires, comme souvent cette saison, n’ont pas eu les moyens de gagner la ligne d’avantage.« Dans ce genre de match, c’est souvent l’équipe qui porte le plus le ballon qui est pénalisée, a souligné Segonds. Notre plan de jeu était donc pré-établi. Seulement, les rares occasions à exploiter, on s’est jeté les ballons dans la tête.»

L’analyse est juste, le constat terrible. Sur deux opportunités, presque des temps forts mais n’exagérons rien, Sekou Macalou (33e) et Charlie Francoz (72e) ont, en guise de passe, littéralement balancé le ballon, l’un en direction d’un spectateur du premier rang, l’autre dans le ciel de Jean-Bouin, annihilant tout espoir de continuité. « La confiance n’est pas là et ça joue beaucoup, s’est défendu Quesada. Et puis il nous manque des joueurs d’expérience comme Alo-Emile ou Waiséa. Après la défaite dans le premier derby, j’avais trouvé le groupe marqué. Mais dès lundi, j’avais pourtant apprécié l’attitude des joueurs, prêts à repartir au combat.»

Des tensions dans l’après-match

Quasiment éliminé de la Champions Cup, écarté de la course au top 6, le Stade français a sans doute mis fin à sa saison samedi soir, devant les yeux de son propriétaire Hans-Peter Wild, qui n’avait plus assisté à une rencontre à Jean-Bouin depuis le mois d’octobre dernier. De quoi exacerber les tensions. À l’image des différentes altercations verbales ayant eu lieu à l’issue de la partie.

D’abord, entre le "team manager" Christophe Moni et Paul Gabrillagues, refusant de se prêter à l’exercice médiatique pourtant obligatoire en raison de son capitanat. Ensuite, entre Lucas Da Silva, pourtant hors groupe pour cette rencontre, et un membre de la direction, toujours pour le même sujet. Enfin, la soufflante infligée à Latu par Quesada devant l’ensemble du vestiaire, provoquant des réactions de certains joueurs tel Loïc Godener, prenant la défense de son partenaire, multirécidiviste. Bref, la fin de saison parisienne pourrait bien ressembler à un long chemin de croix…

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Arnaud BEURDELEY
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