Pro D2 - Les fulgurances biterroises

  • Les Biterrois de Watisoni Votu ont réussi une grande prestation offensive pour s’imposer face à des Montalbanais qui s’inclinent, malgré un joli sursaut d’orgueil en fin de partie..
    Les Biterrois de Watisoni Votu ont réussi une grande prestation offensive pour s’imposer face à des Montalbanais qui s’inclinent, malgré un joli sursaut d’orgueil en fin de partie.. Icon Sport - Icon Sport
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Les Héraultais confirment leur début de saison consistant même si le réveil des Montalbanais les prive du bonus offensif.

Affirmer ses idées était une demande du staff biterrois afin de recevoir des Sapiacains dans des dispositions adéquates. La recherche des extérieurs systématique fut la règle, où le monopole des intentions fut payant. Dans un duel qui s’est essentiellement débridé en seconde période, l’ASBH a construit ce nouveau succès en alternant tout d’abord avec une conquête sûre, puis la prise d’initiatives et les variations qui s’imposaient. Francisco Fernandes, l’un des cadres de Béziers s’en réjouissait : « Je retiens de cette soirée que nous avions pu les contourner. C’est sûr, il nous manque cet aspect tueur pour se mettre plus facilement à l’abri. Mais ça viendra avec du travail, j’en suis persuadé. » D’autant que les actions se sont enchaînées, le liant entre avant et trois-quarts y trouvant du sens quand la pression se faisait ressentir. Une confirmation pour l’international portugais : « On peut parler d’assurance dans notre jeu même si on doit être plus simple dans notre gestion. Ils ont tenté de nous contrer à leur façon, mais on est resté bien en place et c’est le principal. » Si le public de Raoul-Barrière a apprécié le spectacle avec dix essais inscrits, l’issue fut encore incertaine avec un bonus offensif laissé en route alors que les Tarn-et-Garonnais étaient en infériorité numérique. Une récurrence à travailler pour grandir encore un peu plus.

Un triangle d’attaque prolifique

De quoi semer l’amertume dans les ranges des visiteurs, notamment auprès de l’ouvreur Jérôme Bosviel : « On a vu des bonnes choses, mais on reste trop approximatifs sur des détails alors qu’on parvenait à revenir au score. On donne trop de points alors que de notre côté, il a fallu s’armer de patience. Le prochain rendez-vous face au Stade montois sera un bon test. J’ai confiance en mon club et en mon équipe. Contre Béziers, on a su montrer parfois nos arguments, faisons en sorte d’exister sur la durée dorénavant. » Face à des Héraultais euphoriques chez les lignes arrières avec les six essais à leurs actifs dont un triplé pour l’ailier Costa Storti, Jérôme Filitoga le coach aura apprécié : « Nos avants ont mis en lumière nos lignes arrières. Les bons ingrédients étaient présents et quand tout le monde est au diapason, notre rugby s’exprime positivement. Il y a un staff qui ose des choses, on a un vécu depuis la saison dernière et on base notre travail pour gommer quelques imperfections et permettre aux joueurs d’adhérer à notre projet de jeu. » Avec un contrat rempli, Béziers s’installe vers les hauteurs. Le prochain déplacement chez le promu Soyaux-Angoulême, chez lequel les Biterrois ne se sont jamais imposés, démontrera peut-être une évolution selon l’entraîneur des avants : « Nous verrons si nous sommes parvenus à progresser dans nos têtes et si nous pouvons conclure ce bloc avec le sourire. »

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Rémy RUGIERO
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