Pro D2 - Vannes, le sourire retrouvé

  • Au terme d'un match maîtrisé, Vannes l'emporte 34-21 contre Carcassonne.
    Au terme d'un match maîtrisé, Vannes l'emporte 34-21 contre Carcassonne. Icon Sport - Icon Sport
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Vannes La Rabine est-elle en passe de re-devenir une forteresse ? Tout porte à le croire si l’on en juge par la manière dont les vannetais ont mis à mal une jolie équipe de Carcassonne.

La manière dont les Vannetais ont su construire leur victoire sur Carcassonne vendredi soir en a laissé plus d’un admiratif. Autant cette équipe s’était perdue dans un jeu sans talent loin de ses standards des saisons précédentes aussi bien à Soyaux, qu’à Rouen – alors même que la victoire contre Biarritz n’avait pas franchement inspiré le panache et la flamboyance – autant elle avait retrouvé les vertus fondamentales du jeu de rugby contre les Audois de Christian Labit, qui à vu «de haut» dans les tribunes (il était suspendu !) l’hallali de son collectif, privé de ballons en première période, impuissant face à la furia vannetaise en deuxième mi-temps.

La première demi-heure fut celle des Bretons. Bien en place, le 16-0 à la demi-heure de jeu traduisait alors assez fidèlement ce qu’avait été ce préambule de trente minutes. Une domination sans partage dans la possession du ballon, ponctuée par un essai de Pedemont, ainsi que de trois pénalités et une transformation de Lafage. Bref, du ciselé main, sans qu’il y ait rien à redire des Carcassonnais, contraints d’être constamment sur le reculoir face à la générosité vannetaise, et ce jusqu’à la pause.

Constat d’impuissance

On ne sait si Christian Labit eut les bons mots à la pause, mais le fait est que le verbe resta insuffisant, alors que ses troupes, gaillardes dans le combat venaient buter sur une défense locale en acier trempé, à l’image de ce ballon chipé des bras de Herjean par… Hulleu et Lafage (deux super-mouches) ! Tout un symbole. Car l’essai de Carbou ne fut qu’un pis-aller, car jamais Carcassonne ne fut en mesure de peser sur la rencontre au point de redevenir un acteur du renversement. Du reste, les deux essais de Dulon (75e) et de Meka (80e+1) eurent autant d’effet – sur le score final – qu’une piqure de moustique sur la peau d’un éléphant ! Car entre-temps, Hulleu (69e) et Costossèque (70e) avaient sanctuarisé la victoire du RCV. Derrière ce qui apparaissait comme une sanction légitime, Christian Labit (il en souligna du reste la légitimité), relevait toutefois quelques incohérences arbitrales. «Les trois essais de Vannes sont entachés d’un en-avant sur le premier, et de deux hors jeu de joueurs qui partent au moins 50 cm devant le buteur. Nous aussi nous avons la vidéo. Pourquoi n’y a-t-il pas eu visionnage vidéo ? C’est un peu dur à avaler. Cela dit, notre indiscipline et ces deux cartons jaunes nous coûtent 17 points», confessait un entraîneur un tantinet chafouin de la tournure des événements. Ceci n’enlevait rien au succès du RCV.

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Didier LE PALLEC
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