Top 14 - Le Racing sait aussi jouer à contre-emploi

  • Face au Lou, Finn Russell a été le véritable régulateur du Racing 92.
    Face au Lou, Finn Russell a été le véritable régulateur du Racing 92. Icon Sport - Icon Sport
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Lourdement handicapés par les blessures, les Franciliens ont su adapter leur jeu tout feu tout flamme en un jeu de dépossession plus pragmatique, mais probablement indispensable pour traverser sans trop de dommages cette période de turbulences.

On ne vous fera pas l’affront de dresser ici une nouvelle fois l’inventaire de la quinzaine d’absents de marque qui garnissent actuellement l’infirmerie du Racing 92, pour des durées plus ou moins longues. Le fait est qu’en vertu de ces circonstances, Laurent Travers et son staff ont parfaitement pris conscience de la nécessité de réduire la voilure, les Franciliens n’ayant plus tous les atouts en main pour pratiquer le jeu tout feu tout flamme qui est d’ordinaire leur signature, leur identité. Le hic ? Il est que le naturel revient au galop dès lors qu’on cherche à le chasser, ainsi que le Racing 92 a payé pour le savoir à Bayonne au bout d’une deuxième mi-temps manquée dans ses grandes largeurs. Voilà pourquoi, chez les ciel et blanc, on se satisfaisait samedi soir beaucoup moins des trois (jolis) essais inscrits en première période, mais plutôt de la belle abnégation défensive qui leur permit de creuser l’écart, en coinçant les Lyonnais dans leur camp pour mieux leur imposer une intense pression dans les rucks où Le Roux, Laurent, Diallo et compagnie ont régné en maîtres. « On avait fait le choix d’un 6-2 dans cette optique, en présageant qu’il y aurait un gros combat dans les rucks, souriait l’entraîneur de la défense Dimitri Szarzewski. Il y a quand même eu pas mal de déplacements, de mouvements, et il me semble que défensivement, nous avons plutôt bien réussi à réduire leur espace-temps tout en ciblant bien les situations où il fallait contester, contre-rucker… Cela nous a permis de glaner quelques pénalités précieuses. »

Une victoire à contre-emploi, donc ? On ne saurait mieux le synthétiser.

Russell, symbole d’une sobriété retrouvée

Le meilleur symbole en demeurant l’ouvreur Finn Russell qui, en cette semaine où les supputations sont allées bon train quant à son éventuel successeur, a davantage brillé par sa sobriété et sa précision dans les tirs au but que par les fulgurances offensives. « Cela fait partie de nos axes de progression : être capable de respecter une stratégie et ne pas s’en écarter pendant 80 minutes, prolongeait le Tsar. Culturellement, nous sommes une équipe plus portée sur l’offensive mais il faut aussi apprendre à gérer ses temps forts et ses temps faibles. Finn l’a fait parfaitement ce soir, dans la lancée de son début de saison. Il doit encore continuer ses efforts car en ce moment plus que jamais, nous avons besoin de lui pour donner confiance à nos jeunes joueurs. On commence à être de plus en plus à l’aise avec cette approche stratégique à l’Arena, mais on a vu à Bayonne qu’on n’y arrivait pas encore à l’extérieur. On doit maintenant progresser là-dessus en déplacement.  Cela tombe bien, puisqu’au programme des Racingmen, ce sont rien moins que deux voyages ultra-périlleux à Toulouse puis à La Rochelle, où la moindre sortie du cadre stratégique ne pardonnera pas…

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