Le Mourillon, une identité en héritage

  • Le combat d’un maul entre l’US Mourillon et Saint-Laurent-du-Var au stade Jean-Alex Fernandez.
    Le combat d’un maul entre l’US Mourillon et Saint-Laurent-du-Var au stade Jean-Alex Fernandez. - Photo Union Sportive du Mourillon
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S’identifiant comme un véritable "club de quartier", le Mourillon souhaite avant tout conserver son identité de jeu et sa simplicité grâce à une culture inculquée dès l’école de rugby. Vivants modestement, les joueurs viennent y retrouver les racines du jeu.

Situé sur la partie est de la baie toulonnaise, le Mourillon n’est pas un village bien qu’il en ait tout l’air, si on écoute les discours de ceux qui vivent au cœur du club. Avec un siège administratif dans un ancien garage automobile aménagé et un siège festif à la brasserie de la Réserve, l’USM se revendique fièrement "club de quartier et équipe de clocher". Ici, ne parlez pas d’argent, ni de contrat. "Les gars qui signent savent à quoi s’attendre, tout gravite autour de la convivialité comme à l’ancienne", explique Richard Giraud, ancien secrétaire général toujours très proche du club. Nelson Battaglia, troisième ligne et capitaine, appuie cette pensée : "Quand on est monté en Fédérale 3, le président nous a dit : "Il faudrait que je vous donne quelque chose." On a refusé évidemment. On lui a dit que le jour où on touchera de l’argent, le club sera mort. Au moins, les mecs qui viennent aiment vraiment le maillot."

Portés par ses grands noms

Le modèle économique convient pour l’instant mais sera forcément un frein par rapport aux autres équipes si l’US Mourillon venait à monter de niveau. Pourtant, cette hypothèse est loin d’être impossible au vu des prestations de qualité qu’il propose. En recrutant dans les alentours (Hyères-Carqueiranne, la Seyne-sur-Mer ou encore Six-Fours-Le Brusq), le niveau de ce pensionnaire de la Fédérale 3 s’est considérablement amélioré. À tel point que dans la poule "seuls Aubagne et Cavaillon semblent un cran au-dessus" analyse Richard Giraud, fin connaisseur du secteur. Actuellement troisièmes, ils visaient le maintien la saison précédente mais leur invincibilité à domicile et les quelques coups réussis à l’extérieur leur ont permis de revoir leurs ambitions à la hausse. "Cette année, on veut se qualifier et sans passer par un barrage", annonce Nelson Battaglia. Des noms bien connus des amateurs de l’ovalie garnissent les rangs de l’USM. À l’image de Mehdi Merabet, international algérien passé par Toulon et le Racing 92, venu pour retrouver l’essence même de ce qu’est le rugby et faire perdurer l’identité locale.

Un joyau à préserver

Les quelques moyens financiers récupérés par le club le sont grâce à la gentillesse des commerçants du quartier et aux subventions allouées de la part de la ville, des conseils départementaux et régionaux notamment aloué à l'école de rugby. L'école de rugby de l’USM à qui Mathieu Bastareaud et Emerick Setiano ont d’ailleurs rendu visite ce mercredi, prouvant une fois de plus l’attache solide liant le RCT avec ses clubs partenaires. La culture du rugby varois est donc transmise dès le plus jeune âge. Dans les rangs du Mourillon, la totalité des joueurs provient du bassin toulonnais, une arme de plus pour conserver cette identité. Une identité qui tient à cœur à l’un de ses meilleurs ambassadeurs du Mourillon : "Ce club, c’est ma vie, ça a toujours été ma priorité. Maintenant je suis devenu papa mais je suis encore impliqué à 200 %. Je suis fier que l’héritage qu’avaient instauré les anciens perdure", conclut le gardien du temple Nelson Battaglia.

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Tristan FAILLER
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