Plouzané - Le retour fracassant de Benjamin Gagnac

  • Le centre de Plouzané, Benjamin Gagnac, s’est déjà illustré cette saison en inscrivant cinq essais en deux rencontres.
    Le centre de Plouzané, Benjamin Gagnac, s’est déjà illustré cette saison en inscrivant cinq essais en deux rencontres. Michèle Cessou
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Issue d’une famille mordue de rugby, c’est comme une évidence qu’il a chaussé les crampons dès son plus jeune âge. Benjamin Gagnac évolue aujourd’hui loin de ses bases du côté de Plouzané où il fait des ravages.

En parcourant les statistiques de ce début de championnat, le club de Plouzané, déjà auteur de quatorze essais en deux matchs, sort largement du lot… Au centre de l’attaque, Benjamin Gagnac qui est l’un des grands acteurs de cette réussite avec cinq essais à son actif. "Je marque la plupart de mes essais grâce à des courses rentrantes en mode bourrin (rires), des courses de soutien. Avec les nouvelles règles, il faut plaquer aux jambes donc quand les mecs arrivent à passer les bras en général je me propose dans l’intervalle et avec la vitesse cela a tendance à passer", raconte le centre de 22 ans. Arrivé en Bretagne pour ses études, l’originaire de Dordogne renoue tranquillement avec les terrains après deux saisons de coupures et une première année compliqué au sein de son nouveau club : "Je suis arrivé lors de la saison interrompue par le Covid-19 et avant ça j’ai enchaîné les blessures, entorses des genoux et fracture du plancher orbital. La saison suivante j’étais très occupé par mes études et j’ai décidé de ne pas reprendre de licence. Ensuite je suis parti en Afrique du Sud et au Guatemala pour faire de l’humanitaire puis j’ai fait un tour d’Amérique du Sud. Cette saison j’avais envie de reprendre et je prends vraiment du plaisir", explique-t-il. En dernière année d’école d’ingénieur, Benjamin Gagnac entame donc ce qui pourrait être sa dernière saison avec Plouzané…

Retour aux sources en perspective

Bien que l’air de la Bretagne semble lui réussir, Benjamin Gagnac ne peut s’empêcher de penser à son frère avec qui il n’a encore jamais partagé la pelouse. Alors le demi d’ouverture de formation a déjà fait ses plans : "Avec mon frère nous n’avons jamais vraiment eu l’occasion de jouer ensemble parce qu’on a deux ans d’écart donc on passait les catégories en même temps. C’est vrai que ça me démange d’aller jouer avec lui. Je pense qu’après cette saison avec Plouzané, je chercherai du travail autour de Bordeaux pour retrouver ma famille et peut-être jouer avec mon frère dans un nouveau club." Et si Benjamin n’a jamais souhaité faire du rugby plus qu’une passion, faisant plutôt de ses études une priorité, le centre envisage tout de même de se tester à l’échelon supérieur, en Fédérale 2. Un championnat au sein duquel Benjamin et son frère Nathan qui joue actuellement avec les espoirs de l’UBB pourraient s’épanouir en famille. Le plan rêvé…

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Manon Moreau
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