Top 14 - Toulouse : Jelonch-Ramos, l’éloge de la polyvalence

  • Face à Clermont, Thomas Ramos, d’une aisance presque déconcertante, s’est offert un doublé sur la pelouse d’Ernest Wallon. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Face à Clermont, Thomas Ramos, d’une aisance presque déconcertante, s’est offert un doublé sur la pelouse d’Ernest Wallon. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
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À l’image de Jelonch et Ramos, respectivement étincelants en deuxième ligne et à l’ouverture, la plupart des Stadistes brillent par leur faculté à passer d’un poste à l’autre.

La présence commune de Thomas Ramos, Melvyn Jaminet et Ange Capuozzo dans l’effectif toulousain était vue par beaucoup comme un problème à venir… Actuellement, c’est plutôt une solution. Notamment grâce au talent, en l’absence de Romain Ntamack, de Ramos à l’ouverture, ce qui n’a rien de nouveau. "Je suis à l’aise, j’espère l’être dès lors que je suis sur le terrain, explique-t-il. Ce rugby me convient. Les postes de 10 ou de 15 sont assez similaires ici. C’est juste un numéro dans le dos." Lui, l’enfant du club ayant grandi avec l’idée de changer de poste selon le besoin ou la situation. Depuis qu’il a entamé sa carrière d’entraîneur, Ugo Mola a fait de la polyvalence de ses hommes son principal credo. "Parfois, je m’y perds", rigole-t-il.

Mola : "On le cultive"

En ce début de saison, rares sont les Toulousains qui n’ont pas porté au moins deux numéros différents dans le XV de départ. Samedi, Anthony Jelonch a ainsi dépanné dans la cage pour la première fois de sa carrière au coup d’envoi. Il fut, avec Ramos, l’autre meilleur Stadiste. "Anthony, sur son match en deuxième ligne, est étonnant, note Mola. Je lui dis toujours que, plus il va vieillir, plus les numéros vont se réduire. C’est un petit litige que j’ai avec son papa (sourire), mais c’est un joueur incroyable, capable de donner beaucoup dans un collectif et pas toujours de recevoir. On a besoin de mecs comme ça." Ramos de renchérir : "Je ne sais pas si "Antho" était content de démarrer en 4 mais le staff construit son effectif en fonction de ça. C’est à nous de nous adapter, peu importe la position." Plus qu’une conviction, c’est l’ADN de cette équipe poussée à l’excès. "Dans notre réflexion de succession ou de recrutement, un garçon évoluant à un seul poste doit être le meilleur de la tête et des épaules, dit Mola. Sinon, on trouve plus intéressant d’avoir des polyvalents. C’est vrai devant et derrière. La difficulté est de ne pas les perdre sur leur polyvalence. Pour Jelonch ou Flament, qui a joué sur deux postes encore, la capacité à passer d’un poste à l’autre est essentielle. Pareil pour David Ainu’u qui entre en première ligne à droite, après avoir été sollicité à gauche. On le cultive. Cela nous réussit mais on ne va surtout pas expliquer aux autres qu’on sait faire." Cela justifie pourtant en partie l’excellent départ des siens, malgré une infirmerie bien remplie et quelques suspensions.

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