TOP 14 - Toulon : la "Paille" est dans la bergerie

  • L’ancien Héraultais, Benoît Paillaugue excelle face aux perches et facilite le jeu courant. Il sera titulaire pour la sixième fois face à Montpellier. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    L’ancien Héraultais, Benoît Paillaugue excelle face aux perches et facilite le jeu courant. Il sera titulaire pour la sixième fois face à Montpellier. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
Publié le

Arrivé de Montpellier à l’intersaison, Benoît Paillaugue est la bonne pioche du recrutement varois. Le demi de mêlée amène ses qualités rugbystiques et son leadership au sein de la maison Rouge et Noir.

À 34 ans, il a toujours la faim d’un jeunot ! Malgré son titre de champion de France, ses multiples années au haut niveau sous les couleurs de Montpellier, qu’il affronte ce dimanche soir, Benoît Paillaugue s’est mis au diapason du RCT, "un club dont il se sent redevable". "Ça a été un gros changement. J’ai passé 13 ans au MHR, je connaissais tout dans le club et en dehors. Donc c’est un gros changement de vie et je suis venu ici pour ça […]. Je me sens très bien dans ce club. J’espère que ça va continuer comme ça pour donner le meilleur de moi-même."

Promis à un rôle de doublure derrière Baptiste Serin, voire à dépanner au poste d’ouvreur avant que Toulon ne se décide à recruter Biggar pour concurrencer West, le natif de la Rochelle compte déjà cinq titularisations à la mêlée. Face aux perches, il excelle (14/15, à 93 % depuis le début de saison). Dans le jeu courant, il met de l’huile dans les rouages. Au sein du groupe, il s’impose comme un "leader naturel" auprès de ses partenaires pour Franck Azéma. "Ce n’était pas évident au début, car il a toujours joué dans le même club, a poursuivi Mignoni. Avant le succès à Pau, je l’ai senti très concerné (17-34, 5e journée de Top 14, N.D.L.R.). Depuis, il a pris les devants, après avoir pris la température."

Une montée en puissance qui vient récompenser un garçon qui a préféré mettre les choses dans l’ordre : "Je n’ai pas eu la même préparation que les autres et ça s’est ressenti, j’avais un manque physique par rapport aux autres, a cédé Paillaugue. Il a fallu que je trouve mes repères physiques pour être mieux dans mon jeu et sur le terrain. Il fallait aussi que j’apprenne à connaître les mecs et ça passe par les entraînements et les matchs. Je n’étais pas inquiet."

"J’ai trouvé une famille à Toulon "

"Arrivé sur la pointe des pieds", l’intéressé n’a pas forcé sa nature, ni son rôle, préférant prendre le pouls de son nouvel environnement, et apprivoiser un vestiaire aux nombreux chefs de file. "Je ne pouvais pas arriver dans un groupe et m’imposer tout de suite. Il fallait avoir un peu de recul, voir comment les gars allaient réagir et comprendre certaines choses. Je ne prends pas la parole aussi facilement que quand j’étais à Montpellier. Il faut respecter tout ce qui a été fait, il faut que je me fasse ma place dans le groupe et ça vient petit à petit."

Comme beaucoup au RCT Campus, Baptiste Serin, son concurrent à la mêlée, est séduit par la personnalité de l’ex-élément du FC Auch : "On a été adversaires, mais tous nos amis en commun nous disaient qu’on allait bien s’entendre… Et effectivement (rires) ! On est proches en dehors du rugby, notamment pour aller jouer au golf. C’est un super mec, un gars honnête. Et pour le rugby… c’est le 9 ! Il a de l’emprise sur les gros. Il a du bulbe sur le jeu, il le comprend. Il a des idées. On s’aide beaucoup sur notre vision du poste, et comment on doit aborder les matchs. Au-delà de ça, son arrivée m’a permis de souffler sur certaines rencontres, là où avant, je jouais tout. Je prends moins tout à cœur depuis qu’il est là, on partage les tâches et les responsabilités. Ça me permet d’être dans le qualitatif et d’avoir une pression positive." Et le meilleur est à venir, dixit le néo-Varois : "Dire que je suis le vrai Benoît Paillaugue, je ne pense pas… Ça va venir, car j’ai trouvé une famille à Toulon."

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Mathias MERLO
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?