XV de France : devant, ce n’est plus un banc d’essai

  • Romain Taofifenua.
    Romain Taofifenua. Icon Sport - Icon Sport
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Fabien Galthié a fait de ses "finisseurs" un credo depuis sa prise de fonctions, notamment devant. Un rôle bien précis pour gérer au mieux des fins de match, si préjudiciables au début de son mandat…

Les Bleus n’ont perdu que six fois sur les vingt-sept rencontres disputées sous l’ère Galthié. Sur ces six accrocs, cinq ont été concédés dans les cinq dernières minutes, le fameux "money-time". Des fins de matchs pas toujours bien gérées où les remplaçants, notamment dans le paquet d’avants, n’ont pas apporté ce petit plus, ce supplément d’âme et d’énergie pour tenir le résultat. Que ce soit contre les Anglais à deux reprises, contre l’Écosse lors du Tournoi 2021 ou encore à deux reprises en Australie, les Tricolores semblaient maîtriser leur sujet avant de craquer. Voilà qui faisait dire à Fabien Galthié avant le début de la série faste des Bleus à l’automne dernier : "Dans la composition de notre équipe, aujourd’hui, on commence par la fin de match. On veut voir à quoi elle va ressembler sur les dernières minutes afin qu’elle soit solide dans tous les secteurs, notamment dans l’intensité émotionnelle. C’est une question de cohésion et d’expérience collective. On a besoin d’une équipe de finisseurs hyper expérimentée, hyper solide, pour aller chercher ces victoires qu’on tient dans les dernières actions."

Taofifenua, Mauvaka, des profils "d’impact-players"

Et la bonne formule semble avoir été trouvée par le staff du XV de France. Face aux All Blacks, la bande à Dupont a su trouver le second souffle pour se défaire du retour des Néo-Zélandais, quand lors du dernier Tournoi, les Bleus ont tenu bon contre l’Irlande et au pays de Galles. Et à chaque fois, les remplaçants ont été décisifs dans le sillage d’un Romain Taofifenua, très efficace dans ce registre pour finir le travail de sappe durant près d’une heure de jeu, ou encore d’un Peato Mauvaka, toujours précieux par son activité tant défensive qu’offensive. Le talonneur toulousain, qui a prouvé qu’il pouvait être plus qu’un "supersub" (super remplaçant) quand on fait appel à lui en tant que numéro 1. Nous pourrions également citer le profil "puncheur" de Sekou Macalou qui entre pleinement dans ce cadre-là, qui peut apporter beaucoup de gaz quand les organismes adverses sont touchés et fatigués, et qui offrt également la solution d’un banc à six avants, comme ce fut déjà le cas sur le dernier Tournoi des 6 Nations et… comme le font les Springboks ce week-end, futurs adversaires des Tricolores.

Mieux encore, le staff du XV de France possède en première ligne Peato Mauvaka, expérimenté au plus au niveau et qui apporte des garanties sur la scène internationale. Alors voilà pourquoi aujourd’hui, ce banc des remplaçants français n’a plus rien d’un banc d’essai, et semble armé pour défier les Wallabies qui ont fait tant de mal, à l’été 2021, à la jeune garde tricolore. Et qui plus est pour rivaliser avec la puissance physique des Sud-africains dans huit jours…

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