Pro D2 - La riposte salutaire des Biterrois contre Rouen

  • Convaincants sur la durée face aux Normands, les Héraultais ont enfin rompu la série de défaites pour s’extirper de la zone rouge du classement.
    Convaincants sur la durée face aux Normands, les Héraultais ont enfin rompu la série de défaites pour s’extirper de la zone rouge du classement. Icon Sport - Icon Sport
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Convaincants sur la durée face aux Normands, les Héraultais ont enfin rompu la série de défaites pour s’extirper de la zone rouge du classement.

La semaine précédant la rencontre fut éprouvante. L’ASBH traversait une énième période de turbulences, à même de valdinguer un édifice qui tanguait sérieusement avec des infortunes sportives décevantes. Mâchoires serrées et ballon sous le coude, les Rouge et Bleu ont retrouvé les arguments sonnants et trébuchants pour obtenir le gain bonifié de la rencontre mais également, autoriser une forme de répit dans les têtes pour les échéances futures. Clément Estériola, le talonneur détaille : « C’était dur de sortir de cette spirale négative. Contre Rouen, on parvient à mettre notre jeu en place pendant 80 minutes. L’alternance fut de qualité et le liant qui nous faisait défaut ces derniers temps fut à la hauteur. » Un mal nécessaire après avoir tant courbé l’échine, et des issues fatales dans les dernières minutes. La faute à un rugby désorganisé qui impliquait des perturbations depuis le début de la compétition. Avec un état d’esprit irréprochable, il poursuit : « Si nous abordions les duels ainsi, nous n’en serions pas là. Le soulagement aussi, et j’espère que c’est le début d’une autre dynamique pour tenter d’enchaîner quelque chose. » D’autant qu’avec 31 essais inscrits dans le championnat, dont six face au RNR, Béziers peut se targuer d’avoir une maturité offensive non négligeable.

La quête d’un déclic

Face à des Rouennais volontaires mais bousculés, les visiteurs furent désignés comme les principales victimes du sursaut local. Sans parvenir à interposer une contrainte de choix, comme l’indique le capitaine Florent Campeggia : « Il n’y a rien à retirer de notre performance. Si on prend 40 points, c’est qu’on a trop subi, en reculant la plupart du temps. Difficile d’imposer quoi que ce soit dans ces conditions. » Un lourd revers qui résonne après la défaite cruelle face à Carcassonne et qui pourrait générer d’éventuelles répercussions. Loin de ces considérations, alors que sa tête était en jeu en cas d’échec, Pierre Caillet, le coach de Béziers a apprécié la prestation : « On a montré un joli visage, mais vu le contexte seul le succès primait. On a retrouvé des sensations, néanmoins il reste du travail et on va chercher à être cohérents. Renouons avec cet équilibre et poursuivons nos efforts sur certains secteurs. » La recherche perpétuelle de la maîtrise en quelque sorte, de son rugby ainsi que des éléments incontournables. Des travaux d’envergure à composer pour tout un groupe qui a retrouvé le sourire et qui doit s’imprégner à l’unisson avant une fin de bloc relevé à souhait dans les semaines qui s’annoncent. L’accalmie sera donc à consolider, sous peine de complications regrettables.

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Rémy Rugiero
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