[Portrait VII Masculin 2/13] Jonathan, le conquérant

Jusqu’au début des jeux Olympiques prévu le 5 août, nous vous proposons chaque jour le portrait d’un des membres de l’équipe de France masculine. Aujourd’hui, c'est au tour de Jonathan Laugel qui a disputé son premier tournoi de VII en 2012 à Wellington. 

Alors qu’il n’a que 22 ans, on pourrait dire qu’il fait partie des anciens. Mais c’est en tous cas logiquement qu’il fera le voyage à Rio. Fort de 40 tournois du World Rugby Sevens Series disputés dans sa jeune carrière. Comme son coéquipier chez les Bleus Stephen Parez-Edo, il intègre le lycée sport-études de Sceaux, et par la même occasion, la centre de formation du Racing 92. Direction le pôle France en 2011, et l’équipe de France de -20 ans. Le Montmorencien joue même un championnat du monde espoir la même année. Grâce à tout cela, le coach de France VII, Frédéric Pomarel, le repère, et l’intègre à l’équipe de France de Rugby à VII. « J’y voyais d’abord une porte d’entrée au Pôle France, même si on m’avait repéré à 7 lors d’un tournoi national remporté avec la sélection Ile-de-France. J’avais le goût de voyager, je découvrais le haut-niveau avec le palpitant à 2000 quand je jouais, j’en ai pris plein la gueule », déclare l’ancien joueur du Racing 92 sur le site de la FFR.

Jonathan Laugel est un joueur qui ne marque pas beaucoup d’essai (4 lors de la saison 2015-2016), mais qui excelle dans le combat, la conquête, la défense et dans les duels aériens, primordiaux dans le rugby à sept. « Je ne m’identifie plus à un troisième ligne de XV, mais à un pilier de 7. Je me suis créé un physique optimal pour ma discipline, c’est à dire un poids de forme de 98/100 kg (pour 1,92 m) quand il m’en faudrait dix de plus pour jouer à XV. En revanche, je suis capable de faire une passe vissée de vingt mètres, grâce aux exigences du 7 sur le plan technique », continue-t-il.

Avenir à VII ou à XV ?

Après tout, il n’a que 22 ans, et il va disputer les jeux Olympiques de 5 au 21 août. Et le principal intéressé ne se pose pas la question : « J’y pense toujours et je me laisse toutes les portes ouvertes, mais je me laisse vivre. Je n’ai que 22 ans et j’ai transféré mes rêves de la coupe du Monde aux jeux Olympiques. C’est différent, mais c’est une vraie motivation pour un bonheur égal. De quoi s’éclater », conclut Lakafia sur le site de la FFR.

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