• La joie des joueurs de Vannes après leur victoire en barrage de Pro D2 contre Mont-de-Marsan
    La joie des joueurs de Vannes après leur victoire en barrage de Pro D2 contre Mont-de-Marsan Bruno Perrel / Bruno Perrel
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Pro D2

Vannes, une vague de fraicheur

La phase finale. C’est la magie du rugby, le particularisme de ce jeu. Et c’est pour ces parties échevelées, quand les calculs n’ont plus cours et que la folie prend le pas sur le pragmatisme que l’on aime tant le printemps. Pour leur deuxième édition, ces barrages ont tenu toutes leurs promesses. Deux matchs magnifiques, quinze essais marqués pour propulser Bayonne et Vannes en demi-finale du championnat de Pro D2, où Basques et Bretons retrouveront respectivement Oyonnax et Brive.

Ces demi-finales mettront donc aux prises trois vieux bastions du rugby français et de formidables Bretons, nouveaux venus sur l’échiquier de notre rugby. Un "petit Poucet" aux dents longues, dont le niveau de jeu a enthousiasmé tout au long de la saison. Ce ne sont pas les pauvres Montois qui diront le contraire. Apathiques au cours de ce barrage, les hommes de Christophe Laussucq et David Auradou n’ont jamais été en mesure d’inquiéter les Vannetais. Portés par un enthousiasme débordant, dans un stade de la Rabine en fusion, les Bretons ont roulé sur des Montois absents, comme anesthésiés par un enjeu trop grand pour eux. On a hâte, vraiment, de voir les hommes de Jean-Noël Spitzer se frotter au cador briviste dans l’antre d’Amédée-Domenech. Club adolescent contre bastion séculaire, l’opposition de style promet de faire des étincelles. Une chose est certaine : quelle que soit l’issue de cette demi-finale, le soleil ne fait que se lever en Bretagne et cette saison, d’ores et déjà magnifique, laisse augurer des lendemains sublimes.

Que dire, aussi, de ce fabuleux Bayonne-Nevers, qui a vu les Basques triompher du plus gros budget de la division. Dans un match à 8 essais, les Bayonnais ont fait valoir leur expérience pour se débarrasser d’une équipe neversoise qui n’en finit plus de grimper dans la hiérarchie du rugby français. En demi-finale, les Basques retrouveront l’immense favori de la compétition, Oyonnax qui rêve de retrouver l’élite une saison à peine après l’avoir quittée.

Nous nous garderons bien d’écrire que Brivistes et Oyomen sont favoris de leurs demi-finales respectives aux seuls prétextes qu’ils évolueront à domicile et qu’ils se présenteront avec un week-end de repos dans les jambes. La magie de la phase finale fait fi de ces considérations-là. C’est la magie du rugby.

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