• Julian Montoya (Jaguares) célèbre la victoire
    Julian Montoya (Jaguares) célèbre la victoire Dave Lintott / Icon Sport / Dave Lintott / Icon Sport
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Jaguares : Furia argentina

Maîtres du jeu 80 minutes durant, les Jaguares n'ont jamais douté à Buenos Aires. Emmenés par un étincelant Matias Orlando, ils vont connaître pour la première fois une finale de Super Rugby.

Mais où les Jaguares vont-ils s’arrêter ? Une chose est sûre, ces derniers ont fait frémir les 31 000 aficionados venus garnir les travées de José-Amalfitani. « Avec l’appui du public, c’était grandiose. On le mérite, les joueurs, le staff, on a beaucoup travaillé depuis le début de l’année.» lançait le deuxième ligne argentin Guido Petti à l’issue d’une rencontre maîtrisée de bout en bout. Toutefois, attention à ne pas banaliser l’exceptionnel pour une franchise qui parvenait à ce stade de la compétition pour la première fois de son histoire. Le début d’une rafraîchissante idylle avec le Super Rugby.

Orlando, centre d'intérêt

Plus incisifs sur ballons portés, morts de faim dans les zones de ruck et disposant d’une vitesse d’exécution fastueusement supérieure, les Sud-Américains ont rendu une copie sans fausse note. Incarnée par un Matias Orlando stratosphérique dans tous les compartiments du jeu, la déferlante « naranja y negra » n’a jamais cessé. Auteur d’un doublé, le trois-quarts centre fut dans tous les bons coups en seconde période. Soutien constant sur sa première réalisation, le Puma éliminait cinq défenseurs australiens avec une aisance déconcertante avant de terminer sa course en terre promise pour un doublé. Altruiste sur l’essai de son compatriote Emiliano Boffeli en toute fin de partie, sa passe décisive venait parachever une œuvre déjà délicieuse. Un joueur élégant, véloce et intelligent qui a illuminé cette demi-finale de sa classe. Le natif de Tucumàn devait avoir son mot à dire sous la tunique nationale en vue du mondial nippon. En effet, pas impossible de le retrouver face au XV de France en septembre prochain sur la pelouse de Tokyo. Le rendez-vous est pris.

Thomas SAINT-ANTONIN
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