• Antoine Dupont (France) contre l'Écosse lors du premier test match remporté par les Bleus
    Antoine Dupont (France) contre l'Écosse lors du premier test match remporté par les Bleus Patrick Derewiany / Midi Olympique / Patrick Derewiany / Midi Olympique
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Test Match

France - Écosse : les étoiles du Midol

Voici les notes du test match qui opposait ce samedi soir le XV de France au XV du Chardon. Les Bleus remportent le ce premier match 32-3 grâce à des essais de Raka, Médard, Alldritt et Dupont. Découvrez les étoiles du Midol...

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Charles Ollivon était attendu au tournant, dix-huit mois après sa dernière sélection en Bleu. Le Toulonnais a répondu aux attentes avec une prestation de haut niveau : il a été précis dans les airs, a réalisé quatorze plaquages pour un seul échec et a asséné de belles charges balle en main, avec deux passes après contacts en bonus. Surtout, il a tenu le choc et le rythme sur quatre-vingts minutes. Tout sauf un détail pour ce joueur contrarié par des blessures à répétition.

Ses associés en troisième ligne ont aussi brillé. François Cros, notamment, est monté en puissance au fil de la partie et a dignement honoré sa première cape. Précieux dans les tâches obscures, le Toulousain s'est progressivement lâché en attaque avec une action de grande classe sur le deuxième essai de Médard : son franchissement plein centre et sa remise parfaite pour Antoine Dupont ont donné des frissons à l'Allianz Riviera.

Dernier joueurs à obtenir trois étoiles, Antoine Dupont, a peut-être réalisé sa prestation la plus aboutie en Bleu. L'électrique demi de mêlée a encore causé des ravages dans la défenses adverse et ce, aux quatre coins du terrains. Comme sur cette relance depuis son en-but en première période ou au travers de ses interventions décisives en deuxième mi-temps, récompensées par un essai. Mais on a surtout apprécié la qualité de son jeu au pied : le Toulousain a pris les sorties de camp à son compte et a parfaitement assumé cette tâche délicate. Capable de dynamiter comme de gérer, il se pose plus que jamais en numéro 1 en puissance en vue du Mondial.

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Face à de pâles Ecossais, les trois-quarts français s’en sont donné à cœur joie. Maxime Médard, auteur d’un essai, est apparu très affûté à quelques encablures d’aborder ce qui sera sans doute son dernier mondial. Son bon retour sur Hastings a montré que le Toulousain n’avait rien perdu de son envie et de sa fougue. Au centre, Wesley Fofana a livré un match propre. Dès la première minute, il a délivré un caviar de passe décisive à Alivereti Raka. Le Clermontois a régné au centre du terrain en défense, en assénant de gros plaquages.

Alivereti Raka, auteur d’un essai, a montré qu’il était un redoutable finisseur. Son essai de la 1re minute n’est sans doute pas le plus difficile qu’il ait eu à inscrire mais encore fallait-il bien sentir le coup et se proposer dans le bon tempo. Dangereux sur toutes ses prises de balle en attaque, il a été moins souverain en phase défensive.

Du côté des avants, Grégory Alldritt a montré qu’il était plus qu’une alternative à Louis Picamoles. Monstrueux d’activité, il battu cinq défenseurs, établissant le record du match.

En deuxième ligne, Sébatien Vahaamahina s’est montré très efficace en défense. Le Clermontois a abattu un travail colossal dans le combat en réussissant 18 de ses 19 plaquages tentés. Une prestation colossale. Le talonneur Camille Chat, même s’il n’a pas toujours rassuré sur ses lancers (trois perdus) a largement compensé en étant incroyablement actif dans le jeu courant. On l’a vu percuter et se replacer sans cesse.

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Chez les trois-quarts, Gaël Fickou, sans trop briller, a rendu une copie propre. On l’a vu très investi en défense avec onze plaquages engagés. Fickou a régalé le public, notamment sur une magnifique passe au poignet à destination de Wesley Fofana (32e). L’ouvreur Camille Lopez a péché dans son jeu au pied mais a plutôt bien animé l’attaque bleue. Il doit corriger l’efficience de ses jeux au pied. Chez les « gros », Paul Gabrillagues s’est montré au diapason de ses compères du 8 de devant. Très actif aux abords des rucks, il a multiplié les plaquages et s’est montré plein de bonnes intentions. Il est au final l’auteur d’une copie très encourageante. Enfin, Rabah Slimani et Jefferson Poirot ont dominé sans trembler leurs vis à vis en mêlée fermée. Leur investissement dans le jeu courant est aussi à souligner. Reste à voir comment ils se comporteront face à une opposition plus conséquente que celle offerte par ses Ecossais amputés de leurs meilleurs éléments.

Vincent Bissonnet et David Bourniquel
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