• Ugo Mola (France) lors de la Coupe du monde 1999
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Histoires de rugby

La France, bête blessée

Comme tous les matchs de légende, celui-ci fut précédé de sa part de dramaturgie, de petits « pépins » qui font le sel des grandes histoires d’hommes. Il est bon de rappeler ici que les Bleus, en ce 31 octobre 1999, se sont présentés sur la pelouse de Twickenham amputé de plusieurs joueurs majeurs, ce qui donne encore plus d’épaisseur à leur incroyable exploit. Thomas Castaignède d’abord. Le Castrais, à l’époque, était sans doute le plus solide argument offensif du XV de France. Il marchait sur l’eau et était probablement dans la forme de sa vie lorsqu’une déchirure aux quadriceps l’a foudroyé lors du dernier entraînement précédant la rencontre face à la Namibie, en phase de poule… Le débutant Nicolas Brusque fut appelé en renfort pour suppléer le Tarnais mais il ne joua pas. Le XV de France s’en remit plutôt à la polyvalence d’Ugo Mola, capable de jouer à l’aile ou à l’arrière.

Autre coup du sort, les Bleus ont dû se passer des services de leur pilier Christian Califano, exclu du mondial après un mauvais geste contre les Fidji (coup de tête avec élan sur son vis-à-vis Joeli Veitayaki). Sylvain Marconnet, lui aussi quasi débutant, fut appelé mais ne joua pas.

Thomas Lièvremont fut aussi écarté des débats, alors qu’il avait pris le meilleur sur Christophe Juillet pour être le titulaire au poste de numéro 8, il se blessa assez gravement à une cuisse face à la Namibie. Là encore la sanction fut sans appel et le joueur rata la suite de la compétition.

Mais eux, au moins, ont eu la chance de faire partie de l’aventure, ne fût-ce que pour quelques minutes. Ce n’est pas le cas de Philippe Carbonneau, numéro 9 titulaire dans la tête de Jean-Claude Skrela, qui se blessa lors de l’ultime stage de préparation. Un coup du sort majuscule, qui obligea le sélectionneur à appeler Stéphane Castaignède dans le groupe et à promouvoir le jeune Pierre Mignoni, au grade de numéro 1 des numéros 9, tout en omettant, pour l’heure, de faire appel à Fabien Galthié… Le reste appartient à l’histoire…

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