• Alldritt, Poirot, Médard et Serin seront titulaires dimanche face aux Tonga
    Alldritt, Poirot, Médard et Serin seront titulaires dimanche face aux Tonga Patrick Derewiany / Midi Olympique / Patrick Derewiany
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Coupe du Monde

Première finale pour les Bleus

Le XV de France a su, jusqu’ici, éviter les pièges tendus par les Pumas et les États-Unis. Il reste aux Bleus à valider une possible qualification, en espérant une défaite argentine face à l’Angleterre, pour faire taire définitivement les mauvaises langues qui ne donnaient pas cher de leur peau avant ce Mondial. L’objectif s’appelle Tonga et la France serait bien inspirée de ne pas le prendre à la légère.

N’y voyez aucune coïncidence, elle serait forcément fortuite. Quelques heures après le succès bonifié sur les états-Unis (33-9), la FFR et la LNR ont conjointement communiqué autour de la commission de discipline qui statuera le 9 octobre prochain sur des cas potentiellement litigieux de paris en ligne. Soyez rassurés, pas de Rob Howley, dans les rangs du XV de France. Parce qu’ils ont beau répéter à longueur de conférence de presse qu’eux seuls y croient, les joueurs de Jacques Brunel n’auraient tout de même pas été assez stupides pour parier sur le fait qu’ils disputeraient une première finale dans ce Mondial, dimanche face aux Tonga. D’abord, parce que légalement, ils n’en ont pas le droit. Ensuite, parce que la prise de risque était au moins aussi grande que de miser quelques centaines de yens sur un succès du Japon face à l’ultra-favorite Irlande.

Souvenez-vous. Au début de l’été, les Jaguares accèdent à la finale du Super rugby pour la première fois de leur courte histoire. Les commentaires sont dithyrambiques sur la progression du rugby argentin. Les plus optimistes promettent l’enfer aux Bleus, les pessimistes leur conseillent de réserver un billet d’avion dès le lendemain du premier match. Évidemment, on caricature. On exagère un peu. Comme pour mieux savourer aujourd’hui la situation dans laquelle se trouve cette équipe de France. Dans l’hypothèse - aussi probable que souhaité - d’une défaite de l’Argentine samedi face à l’Angleterre, une victoire des Bleus sur les Îliens serait alors synonyme de qualification pour les quarts de finale. Cocorico. Dans le contexte du rugby français actuel, ça vaut presque un titre de champion du monde.

Jusque-là, les joueurs de Jacques Brunel ont su éviter les pièges. Les mauvaises langues diront toujours que ça ne s’est joué qu’à un coup de pompe mal ajusté d’Emiliano Boffelli contre l’Argentine. Que la trouille ne s’est envolée qu’après plus d’une heure de jeu contre les Américains. Et alors ? Qui s’en souviendra dans dix ans ? Le XV de France, boiteux et souffreteux, a l’opportunité de redorer son blason, de s’offrir un quart de finale plutôt flatteur au regard de son niveau de jeu. En 2011, nul ne voyait les "sales gosses" de Marc Lièvremont fendre les sujets de Sa Majesté à ce même niveau de compétition, avec la suite que vous connaissez. En 2019, "la bande à loulous" et "les pirates" de Gaël Fickou ont une première opportunité ce dimanche d’atteindre leur objectif initial. À tout dire, les chances de réussite sont grandes. Qu’ont à craindre ces Bleus du Tonga ? Rien ou pas grande chose. La jurisprudence 2011, les joueurs l’ont bien ancré dans un coin de leur tête. Et des surprises - on entend par là un succès d’une équipe du tiers 2 sur une autre du tiers 1 - ça n’arrive pas toutes les semaines non plus.

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