• Paul Goze, le président de la LNR, a réuni en visioconférence mercredi soir les présidents des clubs professionnels. Photo Icon Sport
    Paul Goze, le président de la LNR, a réuni en visioconférence mercredi soir les présidents des clubs professionnels. Photo Icon Sport Andre Ferreira / Icon Sport / Andre Ferreira / Icon Sport / Andre Ferreira / Icon Sport
Publié le / Modifié le
Top 14

Vers une finale le 18 juillet ?

Mercredi soir au cours d’une réunion avec tous les présidents de Top 14 et Pro D2, la LNR a présenté son plan de reprise du championnat avec une finale qui pourrait se dérouler le troisième week-end de juillet en cas de reprise du Top 14.

Depuis le début de la crise liée à la pandémie de Covid-19, chaque nouvelle réunion de la Ligue Nationale de Rugby avec les présidents de clubs professionnels apporte son lot de nouveautés. Ce fut encore le cas mercredi soir. "Le point de rupture, c’est de ne pas nuire à l’organisation de la saison prochaine", déclarait Paul Goze dans ces colonnes le 16 mars dernier. Or, en proposant lors de cette dernière visio-conférence de réserver le Stade de France pour y disputer la finale du Top 14 le 18 juillet, le président de la LNR a finalement fait une croix sur son ambition initiale. La raison ? L’enjeu financier de la phase finale est capitale pour la stabilité financière de l’institution. Repousser la date de l’épilogue, c’est donc se donner quelques garanties supplémentaires quant à sa tenue. Dans un monde idéal, le Top 14 pourrait reprendre fin mai ou début juin. C’est ce qui guide aujourd’hui les dirigeants du rugby professionnel français. Seulement, bien malin celui qui peut prédire la date de reprise des compétitions au regard de l’évolution sanitaire de la crise. Voilà pourquoi la LNR a tenté ce coup de poker.

Les présidents de clubs ont donc été mis quasiment devant le fait accompli, Paul Goze et son Directeur Général Emmanuel Eschalier proposant même, en première intention, un vote pour acter le changement de calendrier. Et d’insister en argumentant qu’il ne fallait pas traîner sous peine de se faire doubler par les dirigeants du football français qui travaillent eux aussi à l’établissement d’un calendrier pour la fin de saison. Avec Paul Goze, plusieurs présidents de clubs ont poussé dans cette direction. En vrac : le Stade toulousain, l’Union Bordeaux-Bègles ou encore le Stade rochelais qui ont un besoin impérieux d’organiser des rencontres pour remplir les caisses.

Volte-face

Seulement, Paul Goze a fait volte-face : le vote n’a pas eu lieu, les clubs en désaccord étant finalement invités à se faire connaître. Et de nombreuses voix se sont élevées. Plusieurs représentants de clubs, pour des raisons parfois totalement différentes, ont émis des doutes. Évidemment, ceux qui luttent pour ne pas être relégués (Bayonne, Agen, le Stade français) ont soulevé quelques interrogations quant au manque d’équité si, d’aventure, l’ensemble des rencontres ne pouvait pas être disputé. Ceux-là veulent des garanties pour être sûrs de ne pas être relégués en raison des circonstances exceptionnelles. Le président du Racing 92 Jacky Lorenzetti s’est joint à eux, à la surprise de nombreux protagonistes. La question des contrats de travail des joueurs s’achevant au 30 juin a aussi été posée par la Directrice Générale du MHR. Et quid des recrues débarquant au 1er juillet ? Auront-elles le droit de jouer ? À situation cocasse, question absurde... Et pour couronner le tout, plusieurs clubs de Pro D2 (Rouen, Vannes, Biarritz) se sont aussi déclarés contre ce changement de calendrier.

Ce qui, dans l’esprit des principaux responsables de la LNR, devait être entériné au plus vite n’est finalement resté qu’une hypothèse de travail. Rien n’a été gravé dans le marbre. Pour décaler la finale de Top 14 du 26 juin au 18 juillet, Paul Goze va devoir discuter dans les jours à venir. Un véritable exercice de diplomatie (ou de jonglage) s’annonce. Le président de la LNR a comme principal levier de garantir le maintien à l’ensemble des clubs évoluant actuellement en Top 14. Les clubs concernés l’ont affirmé : si le maintien est assuré pour tout le monde, ils sont prêts à accepter le report de la fin de saison au 18 juillet. Seulement, Paul Goze devra alors songer à revenir dans le passé et instaurer de nouveau un Top 16.

À ce sujet, et de façon assez paradoxale, les clubs de Pro D2 en position favorable pour accéder à l’échelon supérieur ne se sont pas manifestés. Il n’a d’ailleurs jamais été question de la réorganisation de ce championnat au cours de cette réunion. À chaque jour suffit sa peine, nous direz-vous. Parce qu’en reportant la finale du Top 14 au 28 juillet, la question de l’organisation de la saison 2020-2021 risque encore de provoquer quelques cauchemars...

Voir les commentaires (1)
Sur le même sujet
Réagir
Les commentaires (1)
Kaloune Il y a 10 jours Le 27/03/2020 à 15:16

16 clubs en TOP (14?) cela signifie que personne ne descend en TOP 14 mais que 2 clubs montent de Pro D2.

En Pro D2, par conséquent, personne ne descend et 2 clubs montent de D1.

Donc un TOP 16 et un PRO D2 à 16 .

La question est: comment va t on s'y prendre pour revenir à 14 et 16 clubs dans les poules Pros?