Saga Valence-Romans - Demain leur appartient

  • Après une saison difficile, Théo Hannoyer et les Drômois ont une nouvelle chance de se maintenir sur le terrain. Photo Icon Sport
    Après une saison difficile, Théo Hannoyer et les Drômois ont une nouvelle chance de se maintenir sur le terrain. Photo Icon Sport
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Alors que leur relégation semblait inévitable, les Drômois ont finalement conservé leur place en Pro D2 suite à l’arrêt de la compétition. Un coup du sort et une deuxième chance que les joueurs du VRDR ne comptent pas galvauder, convaincus qu’ils sont à leur place et qu’ils sauront répondre au défi du Pro D2.

S’ils savaient que l’apprentissage du Pro D2 serait périlleux, les joueurs de Valence-Romans ont pris la réalité de plein fouet. Alors qu’ils avaient en tous points marché sur l’eau lors de leur saison de Fédérale 1 2018-2019, les Valentinos-Romanais ont ainsi découvert un championnat bien plus exigeant, long à souhait et où le moindre trou d’air peut coûter la place du club dans l’antichambre de l’élite. Après huit défaites initiales, et même s’ils ont montré beaucoup de promesses dans le jeu courant, les Drômois avaient donc bien compris que, sauf miracle, ils seraient condamnés à faire un tour d’ascenseur… Sauf que le retournement inespéré est intervenu, et l’épidémie de Covid-19 qui a finalement mis un terme prématuré à la saison… a sauvé le VRDR d’une descente certaine : « Mathématiquement le maintien n’était pas inenvisageable, mais il aurait vraiment fallu que les étoiles s’alignent, reconnaissait en ce sens Maxime Javaux. Nous avions un pied et demi en Fédérale 1, et nous avons été sauvés de manière spectaculaire. » 

Seizièmes de la première journée jusqu’au terme du championnat, les Drômois ont donc bénéficié d’un coup de théâtre aussi tragique que spectaculaire pour conserver leur place en Pro D2. Tout est bien qui finit bien ? Oui pour ce qui est de la première saison, mais alors ne comptez pas sur le VRDR pour ne pas saisir cette deuxième chance tombée du ciel. « On sait que nous sommes ici grâce à la Covid, mais il faut savoir saisir notre chance, croquer dedans à pleines dents et ne pas se placer en victime expiatoire, reprenait à son tour le manager drômois Johann Authier. Notre objectif c’est d’aller de l’avant plutôt que de se demander pourquoi nous sommes aujourd’hui en Pro D2. Cette saison, on a envie d’obtenir notre maintien sur le terrain. »

« Prouver que nous sommes à notre place en Pro D2 »

Pour parvenir à leurs fins le VRDR a donc décidé de s’appuyer sur cette saison difficile pour aller de l’avant. « On a la chance de pouvoir enchaîner à ce niveau, de ne pas avoir à gérer cet ascenseur qui demande de l’énergie et te fait perdre une saison, poursuivait Javaux. L’opportunité qui nous est offerte est inattendue : à nous de la transformer. Aujourd’hui, nous avons un temps d’avance sur la saison passée, et ce sera très important de l’optimiser. » Côté staff ? Même topo : utiliser les erreurs passées pour devenir une équipe moins friable qu’en 2019-2020. « L’idée c’est de prendre du plaisir mais d’éviter les excès : apprendre à mieux trier les ballons pour gagner en efficacité, analysait en ce sens Authier. La saison passée nous avons souhaité garder un jeu ambitieux car nous avions survolé la saison de Fédérale 1, mais on a pris un mur. Donc il faudra continuer de jouer, mais savoir également gagner en pragmatisme pour faire de meilleurs choix dans les moments décisifs. » 

De nouvelles infrastructures, des recrues d’expérience ou d’un talent certain, et une année de Pro D2 dans le sac à dos pour éviter de (re)faire fausse route. « On restera la petite équipe, le petit club qui devra batailler pour tenter de se maintenir. On sait que les équipes verront en nous une possibilité de prendre des points, à nous de les faire mentir. Nous serons un candidat naturel pour la descente, il ne tient alors qu’à nous de faire une meilleure saison, de montrer que nous avons appris de nos maladresses et de prouver que nous sommes à notre place en Pro D2. », concluait le demi d’ouverture drômois. Si l’issue de la saison ne leur donnera pas nécessairement raison, les Valentino-Romanais ont au moins montré qu’ils avaient payé pour apprendre, et que -bien plus encore que lors leur première saison- ils vendraient très chèrement leur peau pour conserver leur place en Pro D2.

Pierrick Ilic-Ruffinatti
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