Antoine Vey, avocat de Mohed Altrad : « C'est un dossier qui ne présente aucune difficulté »

  • Mohed ALTRAD chairman of Montpellier  during the friendly match between Montpellier and Aurillac on August 21, 2020 in Montpellier, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) - Mohed ALTRAD - Altrad Stadium - Montpellier (France)
    Mohed ALTRAD chairman of Montpellier during the friendly match between Montpellier and Aurillac on August 21, 2020 in Montpellier, France. (Photo by Alexandre Dimou/Icon Sport) - Mohed ALTRAD - Altrad Stadium - Montpellier (France) Icon Sport - Icon Sport
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Longtemps second de Me Eric Dupont-Moretti, Antoine Vey est désormais en première ligne de la justice française. C'est lui qui défend les intérêts de Mohed Altrad. Pour Midi Olympique, il revient sur cette journée de mardi qui a vu son client d'abord auditionné, puis placé en garde à vue.

Êtes-vous surpris par le placement en garde à vue de votre client, Mohed Altrad ?

Je ne suis absolument pas surpris par le fait qu'il ait été auditionné. Dans ce dossier, il y a eu des perquisitions il y a presque 3 ans. Dès la fin des perquisitions, Monsieur Altrad a mandaté mon cabinet pour faire le lien avec l'autorité judiciaire. Il y a donc longtemps que nous nous attendons à cette audition. De mon côté, je trouve simplement que le régime de garde à vue est inapproprié le concernant. Depuis le départ, il est désireux et demandeur d'apporter son éclairage. Pourquoi, dès lors, le garder à vue ? Je le répète, je trouve cela inapproprié.

Que lui est-il reproché, très exactement ?

A ce stade, rien. On lui pose des questions sur les partenariats que l'entreprise Altrad a pu nouer avec la FFR. Ce sont des contrats transparents, licites et réguliers. Ils sont d'ailleurs connus de tous et ont déjà largement été évoqués dans la presse. De mon point de vue d'avocat, c'est une situation qui ne me pose aucune difficulté.

Et donc ?

Le problème, c'est qu'on superpose ces contrats avec la relation qu'ont pu entretenir Monsieur Altrad et Monsieur Laporte. C'est un dossier où on mélange tout et on dit n'importe quoi, alors qu'il ne présente aucune difficulté, je le répète. Le problème, aussi, c'est que des guerres internes au rugby français sont en cours depuis plusieurs mois. Et Monsieur Altrad en est une victime collatérale.

Est-il interrogé sur ses seules relations d'affaire avec M. Laporte et la FFR ou, également, sur le dossier de l'organisation de la Coupe du monde 2023 en France ?

Sur France 2023, Mohed Altrad est un partenaire. Ni plus, ni moins. Il s'est positionné comme tel à un moment où le rugby français en avait besoin, il ne faudrait pas l'oublier. Et il intervient comme tel, au seul titre de partenaire. Il n'y a aucun pouvoir, il n'est pas aux manettes.

Sa garde à vue est concomitante avec celle de responsables de France 2023...

Encore une fois, on mélange tout. On fabule sur ce dossier, on construit des théories au seul nom du fait qu'il a prêté un avion privé qui a servi à une délégation de France 2023 ? C'est n’importe quoi. La vérité, c'est que ces auditions arrivent près de 3 ans après les perquisitions, que durant ce temps Mohed Altrad était demandeur d'être entendu et que, pour justifier un délai si long, on a invité dans l'enquête cette histoire de France 2023, cet été. Voilà tout.

Cela suffit-il à justifier une mise en garde à vue ?

Depuis le départ, c'est un dossier de suspicion médiatique, qui se nourrit encore aujourd'hui avec le recours abusif à une mise en garde à vue. Mais c'est une vieille habitude française. Sur le fond, ce dossier ne présente aucune difficulté, je le répète encore.  

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