Grenoble - Béziers : dynamiques inversées

  • L’arrière du FCG Ange Capuozzo s’est offert un doublé, participant au gain du bonus offensif.
    L’arrière du FCG Ange Capuozzo s’est offert un doublé, participant au gain du bonus offensif. Jack Robert
Publié le , mis à jour

La quatrième défaite consécutive des Biterrois a coïncidé avec le premier bonus offensif obtenu par Grenoble depuis plus d’un an, dans le sillage d’un Capuozzo supersonique et d’un Nagusa inspiré.

Ils n’en avaient plus vraiment l’habitude, alors ils n’ont évidemment pas boudé leur plaisir. Après avoir joué pendant plus d’un an sans être capable d’inscrire le moindre bonus offensif (un an et 10 jours exactement, le dernier remontant à une réception d’Oyonnax le 19 décembre 2019), les Isérois ont enfin matérialisé dans leur stade les progrès constatés depuis le début de l’année 2021. « On avait réussi une première période solide, évoquait le capitaine Steeve Blanc-Mappaz. Et même si les Biterrois se sont bien envoyés, même s’ils ont produit de belles séquences de jeu, le bonus est devenu un objectif pour nous au fil du match. On n’arrêtait pas de se le répéter sur le terrain : il faut aller le chercher, il faut aller le chercher… »

Le jour et la nuit, en somme, avec le match disputé voilà deux semaines dans ce même stade où, à 15 contre 14 Angoumoisins pendant plus d’une mi-temps, les joueurs alpins n’avaient pas osé verbaliser cet objectif. « On est comme tout le monde, on commet des erreurs, mais l’important c’est d’en tirer les bonnes leçons, souriait Blanc-Mappaz. C’était important de se fixer un objectif et de l’atteindre. » Tant pis, dès lors, si les Isérois se sont singulièrement compliqué la tâche après avoir marqué leur troisième essai, en cédant d’abord face à un énième coup de boutoir du puissant Rawaca, puis en gâchant une pénaltouche à la 79e. Le FCG ayant fait preuve d’une jolie force de caractère pour récupérer une dernière munition et lancer une ultime attaque au bout de laquelle Nagusa s’avéra décisif pour la troisième fois du match, en rabattant comme un funambule en bord de touche le ballon du bonus pour le jeune Romain Trouilloud, à peine entré en jeu. « C’est super pour lui, souriait le demi de mêlée Jérémy Valençot. Il entre en jeu juste avant la sirène et marque son premier essai en pro… Il s’en souviendra longtemps. »
 

Béziers, encore pris en contre

Des sourires qui tranchaient singulièrement avec les mines abattues des coéquipiers du toujours valeureux Jonathan Best qui, depuis leur cruelle défaite à domicile face à Nevers, ne parviennent plus à trouver la bonne carburation. Leurs belles intentions offensives se retournant presque systématiquement contre eux, comme contre Vannes.

« On produit beaucoup de belles choses, mais on y laisse beaucoup d’énergie qu’on ne retrouve pas au moment de défendre, pestait l’entraîneur David Aucagne. On en avait déjà parlé dans la semaine, ça s’est encore vérifié contre Grenoble. On perd deux ballons, on se fait punir deux fois… Je trouve qu’on manque aussi un peu de vitesse dans ces moments-là, on n’est pas trop aidé par l’arbitrage non plus. Mais après tout ce qu’on a vécu depuis cet été, on ne peut pas lâcher. Le week-end de repos va nous faire du bien parce qu’après, notre réception de Valence-Romans sera un match à huit points. Il faut relancer une dynamique. » Alors que le FCG tentera face à Aix-en d’entretenir la sienne, que cette réception de Béziers semble avoir définitivement entérinée. Affaire à suivre…

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