Bordeaux-Bègles : le retour de Geoffrey Cros

  • Geoffrey Cros a participé à la reprise de l’UBB et se tient prêt pour la reprise du Top 14. Photo Icon Sport Geoffrey Cros a participé à la reprise de l’UBB et se tient prêt pour la reprise du Top 14. Photo Icon Sport
    Geoffrey Cros a participé à la reprise de l’UBB et se tient prêt pour la reprise du Top 14. Photo Icon Sport
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Après "seulement" huit mois d’absence L’arrière-ailier de l’UBB a participé à la reprise du groupe. Il est en piste pour redevenir un finisseur hors pair.

Les Bordelais ont donc repris le 26 juillet pour la troisième saison de l’ère Urios Ils ont vécu un entraînement délocalisé à Libourne et partiront lundi pour un stage à Soustons (Landes). Il y avait quelques nouveaux visages dans le groupe tels que l’ouvreur François Trinh-Duc, bien sûr, le deuxième ligne Alban Roussel ou le centre italien Federico Mori. Mais on s’est intéressé à un revenant : Geoffrey Cros, ailier arrière poids plume. Il avait vécu un début de saison sur les chapeaux de roues et on ressentait la confiance de Christophe Urios à son endroit à chaque prise de parole.

Un retour plus rapide que prévu

Cinq ans après son arrivée, on le sentait vraiment bien parti dans son rôle de finisseur et puis patatras ! « C’était le vendredi 13 novembre à Castres, pour mon quarantième match avec l’UBB, alors qu’au club, mon numéro de joueur est aussi le 40. Comment, après ça, ne pas être superstitieux ? » Un duel avec Nakosi qui le plaque à la tête : « Mon corps est parti à la perpendiculaire de ma jambe. Croyez-moi, j’ai douillé. » La blessure fut tout de suite qualifiée d’« horrible » par les commentateurs. Ce n’était pas une exagération émotionnelle : « Tant qu’à faire, je me suis fait la totale. » On lance l’énumération : « Rupture d’un ligament latéral interne, d’un croisé antérieur, d’un tendon rotulien et ménisques en compote. »

Prise séparément, chacune de ces blessures aurait été considérée comme grave en soi. C’est aussi une façon de se rappeler que la vie des joueurs professionnels n’est pas toujours une sinécure. « Je me suis fait opérer le 20 novembre et j’ai commencé par un mois et demi de fauteuil roulant à la maison. Mais les kinés venaient me voir, Loïc Arnoult notamment. Je me suis fait installer des appareils chez moi. » Puis le 1er janvier, il a démarré la phase de rééducation, ensuite ce fut la réathlétisation : « Retrouver les appuis, les sauts, les changements de direction, éviter les appréhensions. En fait, on se paramètre le cerveau. » Il a fini par trois semaines au CERS de Capbreton en juin-juillet avant de retrouver enfin le groupe. Huit mois après, il est presque d’attaque ; « C’est la preuve que nous avons bien travaillé parce qu’en principe, pour ce genre de blessure, on pronostique un an d’absence. »

Entre-temps, il est passé par plein d’émotions évidemment : « La fin de saison de l’UBB, je l’ai vécue avec un mélange de sentiments : j’étais dégoûté d’être dans les tribunes et de ne pas pouvoir aider les copains. Mais j’essayais de les encourager et d’être actif sur les réseaux sociaux. » Le staff ne l’a pas lâché durant cette période de pénitence, Christophe Urios et son staff l’ont soutenu. Il espère reprendre dès septembre le fil brutalement coupé en novembre, quand tout lui souriait.

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