Bourdeau (La Rochelle) : « Sûrs de nos forces »

  • Rémi Bourdeau (La Rochelle) face à Montpellier
    Rémi Bourdeau (La Rochelle) face à Montpellier Icon Sport - Hugo Pfeiffer
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Le troisième ligne de La Rochelle Rémi Bourdeau persiste et signe après le carton face à Biarritz (59-17) : La Rochelle n’a jamais douté, malgré trois défaites inaugurales.

Neuf essais marqués, un bonus offensif, l’idéal pour se rassurer, non ?

Oui. Le plan de jeu de départ était très simple : se rassurer sur ce que l’on fait plutôt bien depuis le début de la saison : la conquête, les ballons portés, la mêlée. Sur les trois premiers matchs, nous avons peu concrétisé sur nos temps forts. Mais le premier objectif contre Biarritz était de rivaliser dans l’état d’esprit et les zones de combat, face à leurs gros gratteurs, pour montrer que nous étions bien présents.

 

Entre le retour des vestiaires et l’heure de jeu, en revanche, La Rochelle n’a pas vraiment existé…

Je ne sais pas trop ce qu’il se passe… On fait quinze-vingt minutes catastrophiques. Moi le premier. Nous prenons des pénalités bêtement, on sort difficilement de notre camp. Nous avons su nous resserrer sur des ballons portés, c’est ce qui nous remet dans le droit chemin. Il faudra rectifier ça sur les prochains matchs et jouer de la 1re à la 80e, sans trou en plein milieu.

 

Le carton jaune de Dany Priso (56e) a semblé vous réveiller…

C’est la dernière faute répétée. Ça nous met un déclic. On s’est dit : « Les gars, ça ne peut plus durer. » Maintenant, il faudrait avoir ce déclic bien plus tôt. Si on fait n’importe quoi, comme ça, contre un autre adversaire, ça peut être plus préjudiciable.

 

Avez-vous ressenti, dans le vestiaire, une certaine forme de soulagement après cette première victoire ?

Non, pas du tout ce sentiment. Franchement, nous sommes sûrs de nos forces. Nous n’avons pas été ridicules sur les trois premiers matchs, loin de là. Contre Toulouse, on mène quasiment tout le match. Au Racing, nous perdons sur un fait de jeu. À Clermont, nous rivalisons tout le match, on peut gagner à la fin avec plus de précision. De chance, aussi. Mais nous sommes plutôt sereins. Ce match contre Biarritz, on savait qu’il fallait prendre des points mais on ne s’est pas mis la pression plus que ça.

 

Vous lancez quand même enfin, d’une certaine façon, votre saison…

(Il soupire) Après, on la lance sur les trois premiers matchs aussi. On fait de belles choses. Je ne suis pas d’accord avec vous ! Certes, il n’y a eu que deux points sur quinze possibles. Mais on a construit ce groupe. Dans l’état d’esprit, nous avons déjà montré beaucoup de choses. Il va falloir que ça dure toute la saison.

 

Le groupe se raccroche-t-il, aussi, au fait que, la saison dernière, vous aviez perdu ces mêmes confrontations contre Toulouse, le Racing et Clermont ?

On en a parlé mais ce n’est pas une excuse. Chaque saison est différente. Déjà, la saison dernière, nous avions pris trois points, soit un de plus. Sur les trois matchs, franchement, on peut gagner les trois.

 

L’arbitrage vous donne-t-il l’impression d’avoir changé, sur votre défense des ballons portés ? Vous avez été mis à la faute plusieurs fois dans ce secteur…

Non, il n’a pas changé. C’est de notre fait, je pense. Des histoires de structures. Chacun ne respecte pas forcément son rôle. Voilà un point sur lequel nous allons travailler les prochaines semaines. Il y a juste des petits réglages à faire. C’est ce qui faisait notre force la saison dernière et ça fera encore notre force cette saison.

 

Prochaine étape, samedi. Déplacement à Montpellier où le Stade rochelais n’a jamais gagné…

Il va falloir remonter au classement donc prendre des points dès que l’occasion se présente. Nous irons pour prendre des points.

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