Top 14 - L’Union-Bordeaux-Bègles toujours en quête du match parfait

  • Pour son retour au Hameau, Romain Buros a marqué l’essai qui a fait la différence en fin de match pour les Girondins. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Pour son retour au Hameau, Romain Buros a marqué l’essai qui a fait la différence en fin de match pour les Girondins. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany Midi Olympique - Patrick Derewiany
Publié le , mis à jour

Quatrième victoire consécutive pour la formation girondine de Bordeaux-Bègles, qui a tout de même souffert face à la Section paloise en seconde période.

Le match parfait est la quête ultime de n’importe quel entraîneur. C’est un rêve derrière l’Union Bordeaux-Bègles court depuis le début de la saison, même si le staff technique préfère parler de match plein. La première période livrée au Hameau était prometteuse. C’était avant les sueurs froides du second acte, quand la Section est parvenue par deux fois à revenir à seulement quatre petites longueurs. Les Girondins ont dû s’accrocher pour conserver leur victoire et de ce second acte offre des axes de travail au staff technique pour les prochaines semaines comme le confiait Julien Laïrle après la rencontre : « Mon sentiment est que l’on ne joue plus notre rugby. On est attentistes. On n’a plus cette volonté de dominer la ligne d’avantage, de tenir le ballon, d’imposer des séquences et des formes de jeu mises en place pendant la semaine. On joue un peu plus individuellement, on se jette des ballons sur la tête. Il faut que l’on arrive à rester dans notre système, notre projet et qu’il y ait deux points ou trente points d’écart ça ne doit rien changer. On doit devenir une équipe tueuse, froide, appliquée de la première à la dernière minute. Une équipe qui maîtrise son sujet collectivement et stratégiquement. On a tendance à partir dans tous les sens et ça aurait pu nous coûter cher. » 

Un ressenti partagé par l’ensemble du groupe et notamment Romain Buros, auteur d’un essai qui a permis à l’UBB de refroidir les ardeurs des palois : « On a fait une très grosse première mi-temps, mais après la pause, Pau hausse son niveau de jeu et on se laisse un peu aller. C’est notre péché mignon depuis quelques matchs mais on arrive à gagner donc ça reste positif. Le match se joue sur des petites choses, et il aurait pu basculer […] Cela nous pousse à repartir au travail dès lundi, car nous avons la sensation que nous pouvons faire mieux. On a le match en main et je pense que nous avions les capacités de tenir Pau à distance. Il faut que l’on arrive à régler ça sinon on va perdre des matchs. »

Un nouveau statut à assumer

Les hommes de Christophe Urios doivent ainsi appréhender leur nouveau statut. Ils sont actuellement les seuls à tenir le rythme des imbattables Toulousains et devenir favoris implique aussi une progression sur le plan stratégique pour l’expérimenté Jefferson Poirot : « On voulait rentrer fort en deuxième mi-temps, accélérer, et on fait des fautes. Moi le premier. C’est un excès d’excitation qui nous a fait faire des erreurs. Il faudrait apprendre à jouer sans ballon, se dire que l’écart a été creusé et que ce n’est plus à nous de faire le jeu, que l’on doit rester discipliné et attendre les erreurs adverses. » Un axe de progression qui doit permettre à l’UBB de devenir une équipe tout terrain.

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