Lutte pour le maintien : Bourg-en-Bresse et Rouen, déplacements décisifs

  • Bourg-en-Bresse et Rouen se livrent une lutte acharnée pour le maintien en Pro D2.
    Bourg-en-Bresse et Rouen se livrent une lutte acharnée pour le maintien en Pro D2. Icon Sport - Franco Arland
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La lutte pour la quatorzième place sera sans merci jusqu’au bout entre Normands et Bressans, qui scelleront leur destin sur les pelouses de Bayonne et Grenoble.

Ils ne veulent pas descendre et, pour cela, se battront bec et ongles. Jusqu’au bout. Jusqu’à leur dernier souffle. Capables, pour les uns, de s’imposer au début du mois d’avril sur la pelouse de Vannes (28-31), avant d’assurer les difficiles réceptions de Provence Rugby (36-12) et Béziers (26-21). Foutus, pour les seconds, de dominer ces mêmes Biterrois sur leurs terres (21-24) avant de s’octroyer le bonus offensif face à des Columérins en quête de barrage à domicile (34-13). Comme mus par l’énergie du désespoir, celle de la bête blessée qui lutte pour sa survie. De ce combat sans merci, qui se départagera à distance ? Il ne restera malheureusement qu’un seul survivant, dont l’identité ne sera déterminée qu’au bout du bout de la 30e et dernière journée, comme on pouvait s’y attendre. Les Rouennais et les Bressans tirant respectivement à Bayonne et à Grenoble les dernières cartouches d’une saison éprouvante sur tous les plans.

Rouen a son destin en mains

L’avantage mathématique ? Il va forcément, sur le papier, aux Rouennais qui ont pris l’habitude de jouer avec le feu depuis leur accession en Pro D2. Probablement sauvés par la covid-19 en 2020, quatorzièmes la saison dernière, les Normands ont eu l’immense mérite de trouver les ressources morales pour se remettre de nombreux coups du sort, le suicide de leur buteur et capitaine Jordan Michallet au mois de janvier n’étant évidemment pas le moindre. Un drame que les joueurs de Nicolas Godignon ont toutefois réussi à transformer en énergie positive, à l’image de ce succès si hautement symbolique remporté à Grenoble (14-15), quelques jours après l’enterrement de leur ouvreur.

Résultat ? Les Normands peuvent se targuer d’avoir, dans ce sprint final, leur destin entre leurs mains. Ce sont en effet eux qui comptent trois points d’avance sur Bourg-en-Bresse, avantage non négligeable. Le hic ? Il est que les Rouennais n’ont pas été forcément à leur aise cette saison à l’extérieur, ainsi qu’en ont témoigné leurs deux larges défaites (31-10 et 55-15) leurs deux derniers déplacements à Agen et Nevers. Autant dire que face à des Bayonnais qui voient se présenter une occasion inespérée d’accrocher une demi-finale directe, les Normands n’auront pas la tâche la plus facile, et peuvent légitimement craindre de se voir doubler sur le fil…

Les Bressans peuvent y croire

Pourquoi ? Tout simplement parce que, malgré leur débours de trois points, les Bressans comptent dans leur manche un premier atout : celui des points-terrain. En effet, à la grâce de leur victoire à Rouen début janvier pour la première de leur nouveau manager, les hommes de Fabrice Estebanez savent qu’un cas d’égalité au classement final leur serait favorable. De quoi conclure qu’une victoire au stade des Alpes face à des Grenoblois qui ont déjà cédé à sept reprises cette saison à domicile devrait suffire, sachant que les Rouennais auront bien du mal à décrocher mieux qu’un bonus défensif à Jean-Dauger ? Sans doute. Sauf que rien ne sera si simple.

Car même si les Grenoblois n’ont plus rien à jouer, ces derniers auront à cœur de terminer leur difficile saison en beauté, à l’heure de fêter les 10 ans de leur titre de Pro D2. Pour ce faire, les Isérois ont procédé à un énorme turnover à Mont-de-Marsan, laissant l’intégralité de leurs cadres au repos en prévision de cette dernière journée. Autant dire que dans ce duel quasiment fratricide (à l’image de celui des frères Dupont, capitaines des deux équipes), les Isérois n’auront pas l’intention d’effectuer le moindre cadeau. Pour l’anecdote, à l’heure d’aller chercher leur maintien en Top 14 en 2015, les Grenoblois avaient pu compter en fin de match sur un cadeau d’un certain… Fabrice Estebanez, alors au Lou, qui avait renoncé à contre-attaquer l’ultime ballon qui aurait pu priver les Isérois d’un bonus défensif salvateur. L’histoire se répétera-t-elle dans l’autre sens ? Les Burgiens l’espèrent évidemment, eux qui ressassent encore le regret d’être descendus en 2019 malgré le record historique de points engrangés par un relégué (60). À eux de faire le nécessaire, dès lors…

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