Champions Cup - Pas un voyage, une épopée rochelaise !

  • En 2014, le Stade rochelais était encore en Pro D2. quelles furent les étapes successives d’une telle reconstruction ? Et comment les décrypter ?
    En 2014, le Stade rochelais était encore en Pro D2. quelles furent les étapes successives d’une telle reconstruction ? Et comment les décrypter ? Icon Sport - Icon Sport
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En 2014, le Stade rochelais était encore en Pro D2. quelles furent les étapes successives d’une telle reconstruction ? Et comment les décrypter ?

Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, maintenant que le Stade rochelais squatte le toit de l’Europe, le club charentais était encore en deuxième division il y a huit ans. À l’époque, Uini Atonio était déjà là. Romain Sazy aussi. Et autour d’eux, Patrice Collazo avait bâti une fière équipe de Pro D2, laquelle jouait l’accession en élite tout en étant certaine de se battre l’année suivante pour éviter les affres de la relégation. Qu’on le veuille ou non, les fondations du club, posées il y a trente ans par Vincent Merling à l’époque où l’entrepreneur charentais sauva le Stade rochelais de la banqueroute, ont donc été largement consolidées par ledit "Coco", sans emploi depuis son échec toulonnais. Et qu’a fait Collazo, lorsqu’il fut totalement certain que le club était enfin stabilisé en élite ? Il a travaillé sur l’identité rochelaise, alors rongée par le complexe d’infériorité que l’on prête généralement aux bastions historiques ayant passé trop de temps au purgatoire : en recrutant le champion du monde Victor Vito, le manager rochelais a fait ce que réalisa plus tard Ugo Mola à Toulouse, lorsqu’il fit signer Jerome Kaino : il s’est payé un patron, un meneur d’hommes, un gus capable par la seule force de l’exemple et la solidité de son palmarès de changer les mentalités du vestiaire. Hasard ou coïncidence, c’est peu ou prou à cette époque que l’on commença à parler de la jeunesse rochelaise, alors incarnée par Vincent Rattez ou Gabriel Lacroix, depuis installés sous d’autres latitudes…

Le basculement vers l’excellence

Pour autant, le basculement vers l’excellence du club rochelais, c’est sous Ronan O’Gara qu’il s’est réellement accéléré. Champion d’Europe avec le Munster en tant que joueur dans les années 2000, champion de France avec le Racing en 2016 et vainqueur du Super Rugby avec les Crusaders, l’ancien buteur de la sélection irlandaise a rapidement offert au Stade rochelais une nouvelle façon d’appréhender la Champions Cup, une vraie culture de la gagne et, surtout, ce système défensif complexe et redoutable, que les joueurs mirent d’ailleurs des plombes à assimiler avant d’y exceller. Le Leinster, qui avait jusqu’à cette finale marqué en moyenne 49 points par match, confirmera probablement.

À La Rochelle, on dit enfin que le récent grand chelem accompli par Uini Atonio et Gregory Alldritt, deux papas du vestiaire, a fini de décomplexer ce groupe qui restait, avant le triomphe que l’on connaît, sur trois défaites en finale, deux en Coupe d’Europe, une en championnat…

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