Chantier n°1 des Bleus : les Boks, derniers sur la liste

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    Chantier n°1 des Bleus : les Boks, derniers sur la liste PA Images / Icon Sport
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Souvenez-vous l’automne dernier. Voilà un an, il n’était question que des All Blacks ou presque, lors de cette tournée de novembre qui se terminait par la montagne néo-zélandaise après les étapes argentines et géorgiennes. Cette fois et même si les Wallabies doivent déjà offrir un joli défi aux Bleus d’entrée, un test attire davantage les regards que les autres, celui face aux Sud-Africains dans moins de deux semaines à Marseille. D’abord pour le prestige de l’affiche puisque l’Afrique du Sud n’est autre que le champion du monde en titre, sacré au Japon en 2019. Évidemment, en termes de gloire et au-delà même d’aller décrocher un record historique de victoires d’affilée, on ne fait pas mieux que se payer le scalp de celui qui garde le trophée Webb-Ellis au chaud dans ses armoires. Surtout quand on le convoite soi-même… Depuis la prise de fonction de Fabien Galthié, ce XV de France n’a cessé de grimper dans la hiérarchie, jusqu’à réaliser un bond de géant sur l’année passée avec ce fameux succès face aux All Blacks et le grand chelem dans le Tournoi des 6 Nations 2022. En plus de (re) partir à l’assaut de la première place mondiale, battre les Springboks permettrait aux Bleus d’envoyer un message majuscule à ses principaux concurrents, dont la plupart les considèrent déjà (et ça les arrange bien) comme les favoris d’un Mondial 2023 qu’ils disputeront à domicile.

Puis, il y a les chiffres, lesquels ne mentent jamais. Sous l’ère Galthié, l’équipe de France a dominé presque toutes les nations majeures de ce sport. Sauf… l’Afrique du Sud, dont elle n’avait jamais croisé la route dans ce mandat avant le rendez-vous marseillais. En Europe, elle a battu l’Angleterre, l’Irlande, le pays de Galles, l’Ecosse et l’Italie. Pour ce qui est des pays sudistes, elle s’est offert l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Argentine. Elle a même ajouté la Géorgie et le Japon à son tableau de chasse. Ne reste donc plus que les Springboks pour qu’il soit complet. « Il ne nous manque plus qu’eux », soufflait le troisième ligne Anthony Jelonch dans ces colonnes récemment, symbole de l’ambition qui anime ce groupe. Et le challenge s’annonce d’autant plus rude que, pour espérer prendre le dessus sur cet adversaire, il faut faire vaciller le pack considéré comme le plus redoutable de la planète. Certes, les Boks sont rarement les plus séduisants, mais souvent les plus terrifiants. « Quand on joue devant, il n’existe pas de plus grand défi que d’affronter le paquet d’avants sud-africain », avait aussi confié Jelonch. Même amputés de certains cadres, les partenaires d’Antoine Dupont veulent encore prouver qu’ils possèdent les ressources nécessaires pour gravir un nouveau sommet. 

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