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Top 14

Revue de l'élite (Piliers) - #1 La revanche de Slimani

Dixième du classement l’an dernier, le pilier international de l’ASM Clermont-Auvergne a réussi à revenir au premier plan. Malgré les difficultés et les critiques, l’ancien joueur du Stade français a même convaincu Jacques Brunel de l’emmener au Japon.

Rabah Slimani est un homme de peu de mot. Un taiseux. Pas franchement le genre à s‘épancher lorsqu’il rencontre des difficultés. Ces dernières années, il n’a pourtant pas été épargné. Dans le viseur des arbitres internationaux, il a souvent été sanctionné, jusqu’à se retrouver plus ou moins écarté du XV de France pour cette raison. Sous l’ère Brunel, Slimani n’a fait que reculer dans la hiérarchie des piliers droits. Titulaire lors des premières sorties avec le nouveau staff des Bleus dans le Tournoi 2018, il n’a débuté aucun des trois matchs lors de la tournée en Nouvelle-Zélande en juin 2018. Bis repetita en novembre dernier : une seule titularisation pour une défaite face aux Fidjiens. À cet instant, il est pourtant performant avec l’ASM Clermont-Auvergne. Pour faire face aux critiques sur son manque de mobilité au niveau international, il a travaillé. "Surtout, les skills, les postures, confiait-il en novembre dernier. Parfois, ce que vous appelez la mobilité, ce sont des positions ballon en mains, des petites courses sans ballon. On ne me demande pas de courir plus, mais de courir mieux. C’est une question de placement, d’être au bon endroit au bon moment. Sur une cellule de trois (joueurs), c’est être peut-être dix centimètres plus à droite ou à gauche. Des petites choses. " Qui font beaucoup…

Las, Rabah Slimani n’a disputé aucune des cinq rencontres du dernier Tournoi des 6 Nations. Blessé fin décembre, il n’a retrouvé la compétition qu’à la toute fin de l’hiver. Trois mois d’absence pour un retour tonitruant. "Ça a été un mal pour un bien, nous a-t-il confié avant de s’envoler en vacances. Ça m’a fait du bien de souffler."

Seulement sept pénalités concédées

Surtout, il a réussi, à force de travail avec Didier Bès, entraîneur de la mêlée du club auvergnat, à se faire oublier des arbitres. Avant la finale de Top 14, son bilan s’affichait particulièrement flatteur. Tenez-vous bien : seulement sept pénalités concédées avant l’ultime rendez-vous face à Toulouse. Surtout, ses prestations lors des phases finales se sont affichées en taille XXL. Déjà ultra-dominateur en demi-finale face à Lyon, il a remis ça en finale face au Stade toulousain. À tel point que la mêlée fermée a franchement constitué le seul domaine d’action dominant des Clermontois. Jacques Brunel n’y a pas été insensible puisque le sélectionneur des Bleus l’a retenu dans la liste des 32 joueurs qui s’envoleront en septembre prochain en direction du Japon. Là-bas, l’ancien pilier du Stade français disputera sa deuxième Coupe du monde. "Je ne sais pas si ma fin de saison a joué dans la décision du sélectionneur, mais j’avais envie de bien finir la saison avec mon club. Nous voulions afficher, par rapport à la saison dernière, un vrai contraste. Montrer que ce n’était qu’un faux pas." Pari réussi.

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