• Au terme d’une saison quasi parfaite, les Lyonnaises ont décroché le titre en Élite 2. Promues en Top 16, elles ont été placées dans la poule 2. P
    Au terme d’une saison quasi parfaite, les Lyonnaises ont décroché le titre en Élite 2. Promues en Top 16, elles ont été placées dans la poule 2. P Lou 1896 / Lou 1896
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Les louves étaient affamées

Après six saisons dans l'antichambre de l'élite, les joueuses du LOU ont obtenu leur place en Top 16 et, cerise sur le gâteau, soulevé le bouclier après une rude bataille en finale face à Chilly-Mazarin.

Championnes de France de Fédérale 1 en 2013, les Lyonnaises ont décroché un deuxième titre en 2019, en Élite 2 cette fois, après six saisons à ce niveau. «Nous passons enfin, on va dire, dans la catégorie supérieure, que nous visions depuis un petit moment maintenant, explique la capitaine Camille Jeannin. J’ai envie de dire que nous avons eu la chance l’année dernière de ne pas monter. Cela nous a permis de pouvoir gagner le titre cette année.»

Pour y parvenir, les Louves ont d’abord réalisé un superbe parcours en saison régulière, avec quinze victoires, toutes bonifiées, en dix-huit journées, décrochant leur montée en Top 16 le 14 avril face à La Rochelle. En finale, le 18 mai, les Rhodaniennes ont retrouvé sur leur route les Essonniennes de Chilly-Mazarin (quinze succès également lors de la phase régulière mais moins de bonus). «Pour la première fois de l’année, nous avions vraiment regardé à la vidéo le jeu de l’adversaire, travaillé sur ses points faibles avec le staff, précise le manager Philippe Buffevant. Ça a marché. Ce fut un rude combat. Longtemps, le score est resté à 8-3 : nos adversaires ont des occasions qu’elles ne concrétisent pas et après, nous parvenons à marquer sur un contre de quatre-vingts mètres qui fait basculer la finale.»

Un groupe très soudé

Ce bouclier est venu récompenser «un groupe travailleur, qui a toujours le sourire quoi qu’il se passe, décrit-il. Il y avait le plaisir d’être ensemble. En février, nous étions quarante-sept à l’entraînement.» Travail, plaisir mais aussi rigueur et détermination « car à chaque match il faut se remettre en question. Elles n’ont jamais lâché.» Un sentiment partagé par Camille Jeannin : «Ça fait huit ans que je pratique le rugby, avant je faisais du volley. Ce n’est pas tous les jours qu’on évolue dans de tels groupes.» La deuxième ligne insiste aussi sur les moyens qui ont été mis en œuvre par la structure LOU Rugby pour que le groupe puisse progresser. «Le plus gros changement a eu lieu cette année. Nous avons bénéficié de l’apport d’un préparateur physique et d’une kiné attitrés. Philippe Buffevant, qui est salarié du club, a rejoint la partie coaching. Nous avons aussi un analyste de la performance vidéo. Ça a vraiment bougé.»

Et cela a payé avec cette accession en Top 16. «Ce qui va changer, c’est qu’il va avoir un coup de projecteur sur le rugby féminin par rapport au foot et au basket qui elles aussi ont été championnes. Nous allons pouvoir exister dans le monde du rugby féminin, à Lyon et puis en France», se félicite Philippe Buffevant. Le Lou a été placé dans la poule 2 en compagnie de Rennes, Bordeaux, Blagnac, Lille-Villeneuve-d’Ascq, Romagnat-Clermont plus Caen et Toulouse, finaliste l’an dernier. Deux équipes qu’il recevra lors des deux premières journées d’un championnat qui débutera le 15 septembre. «Le but est de se maintenir», indique sans surprise le manager. «On sait que ça ne va pas être facile la saison prochaine. Nous avons pas mal recruté (une douzaine d’arrivées pour neuf départs ou arrêts, N.D.L.R.) pour se renforcer. L’envie est toujours là aussi. Le maintien est l’objectif qui est donné par le club mais celui qu’on se fixe est un peu plus haut, à savoir la qualification, parce qu’à un moment donné, nous sommes aussi un peu compétitrices», confie Camille Jeannin. Les Louves ont encore faim.

Midi Olympique
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