Biarritz : capitaine Yohann

  • Pour sa troisième saison au club, l’ailier va vivre une première : celle de porter brassard de capitaine.
    Pour sa troisième saison au club, l’ailier va vivre une première : celle de porter brassard de capitaine. Pablo Ordas - Pablo Ordas
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Comme la semaine dernière à Aurillac, en l’absence d’Edwin Hewitt, il portera le brassard face à Vannes. C’est nouveau pour lui, mais il entend rester naturel.

C’était une des interrogations de l’intersaison. Après les départs de Maxime Lucu et de Bertrand Guiry, qui allait reprendre le flambeau pour mener cette équipe rouge et blanche contre vents et marée cette saison ? La réponse est finalement arrivée le 5 août dernier, au cours de la soirée de présentation de l’effectif aux supporters : Edwin Hewitt. Paradoxalement, le Sud-Africain, qui fait partie des leaders désignés par le staff aux côtés de Thomas Synaeghel, Elvis Lévi, Gauthier Doubrère, Ximun Lucu, Pierre Bernard et Yohann Artru, n’a pas encore eu l’occasion d’honorer cette responsabilité en match officiel, à cause d’une déchirure à une cuisse qu’il termine de soigner. Pour le remplacer, le régulier Yohann Artru a été choisi. Une première, pour le joueur qui attaque sa troisième saison au club. "C’est nouveau, mais il ne faut pas se laisser dépasser par tout ça, coupe "Yo". Il faut que je prenne un peu plus le leadership et j’essaye de ne pas surjouer, de rester à ma place parce que je suis, avant tout, un joueur de l’équipe et le collectif primera toujours." Quand on y réfléchit, Artru, malgré seulement trois saisons à Biarritz, fait partie des joueurs les plus anciens dans l’effectif. Il connaît bien le groupe. De plus, son exemplarité sur le terrain en fait un garçon apprécié des supporters et respecté par ses coéquipiers. Ce choix était-il, en soit, surprenant ? Pas forcément, même si l’intéressé confie : "L’an dernier, je faisais déjà un peu partie des joueurs leaders puisque j’ai enchaîné beaucoup de matchs. Finalement, c’est arrivé un peu naturellement, mais de là à être capitaine… C’était quand même une petite surprise."

Loin des autres

Reste que voir un ailier avec le brassard, c’est plutôt rare. Excentré sur son couloir latéral, donc parfois loin de l’action et de l’arbitre, Artru devra s’adapter. "À Aurillac, il y a deux ou trois moments où j’aurais aimé un peu parler avec l’arbitre, mais c’est comme tout. Il faut s’habituer. J’en ai parlé avec Nicolas Nadau qui était capitaine alors qu’il jouait à l’arrière, raconte l’ailier de poche. C’est quelque chose qu’il faut apprendre." Et pour le coup, on ne se fait pas trop de soucis. Jamais le dernier quand il s’agit de courir pour rallier l’en-but adverse, "Capitaine Yohann" ne devrait pas avoir trop de mal à piquer deux ou trois sprints vers le centre du terrain, pour remotiver ses troupes, discuter avec le maître du jeu et honorer pleinement le brassard qu’il aura attaché au bras.

Pablo Ordas
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