Revue de l'élite - À la mêlée, Dupont conserve son trône

  • Il conserve son trône
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Déjà numéro un la saison dernière, Antoine Dupont conserve son trône malgré une longue blessure au dos qui l’a diminué pendant la Coupe du monde 2019 au Japon avant de le priver du Top 14. Son temps de jeu est en baisse mais pas son talent.

Antoine Dupont reste sur son trône puisqu’il était déjà numéro un la saison dernière. Et cela va forcément faire grincer quelques dents. En effet, le demi de mêlée du Stade toulousain n’a joué que cinquante-deux minutes en Top 14 cette saison. Il n’a même pas commencé un seul match de championnat, devant se contenter de deux petites apparitions : vingt minutes face à Toulon lors du Boxing Day puis trente-deux minutes lors du déplacement au Stade français une semaine plus tard. C’est d’autant plus curieux que l’ancien Castrais, réputé pour ses qualités de match- winner depuis ses premières apparitions chez les professionnels, n’aura donc pas gagné le moindre match de Top 14 cette saison (un nul et une défaite). C’est un comble ! Pourtant, Antoine Dupont, 23 ans, a confirmé qu’il était bel et bien le meilleur demi de mêlée du moment. C’est en tout cas l’avis du sélectionneur Fabien Galthié depuis la Coupe du monde au Japon qui l’a reconduit sans hésiter lors du Tournoi des 6 Nations malgré le manque de compétition du Toulousain, revenu du Mondial avec un dos douloureux. Il avait dû prendre son mal en patience, désœuvré par cette blessure mystérieuse survenue quelques jours avant le match contre le Tonga (6 octobre), entrant en cours de jeu avant d’être titulaire lors du quart de finale contre le pays de Galles le 20 octobre.

De retour au Stade toulousain, il avait ensuite dû attendre plus de deux mois avant de retrouver la compétition : "La durée de mon indisponibilité a varié au fil du temps. Ma reprise a été plus tardive avec le collectif. Après l’opération à un genou, j’avais pu retrouver le groupe au moins un mois et demi avant de rejouer. Donc c’était plus facile collectivement. Tandis que là, mon dernier match en club, est la finale du Top 14 (le 15 juin, N.D.L.R.). Tout ne se perd pas, bien sûr, mais il y a toujours des petits réglages à retrouver, des automatismes, et ça, ça prend toujours un peu de temps."

Les louanges de Gatland et Kaino

Il a finalement retrouvé toutes ses sensations en Coupe d’Europe au mois de janvier avec deux prestations abouties au Connacht puis face à Gloucester pour valider le billet du Stade toulousain pour les quarts de finale de l’épreuve. Une montée en puissance confirmée dès l’ouverture du Tounoi face à l’Angleterre. Désigné meilleur joueur du monde par Warren Gatland lors de la Coupe du monde, il avait alors suscité l’admiration de son partenaire et ancien All Black, Jerome Kaino : "Je crois que, grâce à ses prestations lors du Tournoi des 6 Nations, il s’est définitivement imposé comme un des meilleurs demis de mêlée du monde. Je l’observe au quotidien et sa manière de gravir chaque marche qui se présente est incroyable. Ce garçon est taillé pour le très haut niveau. Je suis heureux qu’il soit au Stade toulousain et pas ailleurs… Est-ce qu’il peut devenir le meilleur au monde ? Sans aucun doute. Avec la constance dont il fait preuve et sa faculté à être décisif à chaque match, je pense surtout qu’il est déjà un des meilleurs joueurs du monde." En espérant que son dos le laisse tranquille la saison prochaine car si les Bleus ont besoin de lui, le Top 14 aussi car il a cette capacité à faire lever un stade quand on ne s’y attend pas.

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