25 ans de coupe d’Europe : 1996, Toulouse signe l’an I

  • L’équipe toulousaine championne d’Europe 1996. Debout de gauche à droite : M. Lacroix (manager), Galy, Laïrle (entraîneur), Manent, Dispagne, Belot, Miorin, Castel, Cl. Portolan, D. Lacroix, Califano, Soula, Lasserre, Guiter, Putinier ( manager), Tépé (vice-président et médecin) Sadaccca (médecin). Assis de gauche à droite : M. Meunier (kiné), Ougier, Berty, O. Carbonneau, Artiguste, Deylaud, Ntamacck, Ph. Carbonneau, Castaignède, Mola, Cazalbou, Novès (entraîneur), M. Foucaud (kiné)
    L’équipe toulousaine championne d’Europe 1996. Debout de gauche à droite : M. Lacroix (manager), Galy, Laïrle (entraîneur), Manent, Dispagne, Belot, Miorin, Castel, Cl. Portolan, D. Lacroix, Califano, Soula, Lasserre, Guiter, Putinier ( manager), Tépé (vice-président et médecin) Sadaccca (médecin). Assis de gauche à droite : M. Meunier (kiné), Ougier, Berty, O. Carbonneau, Artiguste, Deylaud, Ntamacck, Ph. Carbonneau, Castaignède, Mola, Cazalbou, Novès (entraîneur), M. Foucaud (kiné) Midi Olympique
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Le 7 janvier 1996, le Stade toulousain remportait la première Coupe d’Europe de l’histoire. Retour sur ce sacre qui a fait entrer le club dans la légende de cette compétition.

Vingt-cinq ans que ça dure. Vingt-cinq ans désormais que la Coupe d’Europe est indissociable du Stade toulousain, que l’histoire de ce club se construit aussi à l’échelle continentale. Chaque saison, comme par enchantement, cette compétition retrouve sa saveur singulière dans la ville rose à l’heure où elle est de retour. Parce que l’institution la plus titrée de l’Hexagone y a poursuivi sa légende en l’étendant sur cette scène plus grande encore, jusqu’à cumuler quatre sacres et sept finales, record en cours. Record partagé en ce qui concerne le nombre de titres avec les Irlandais du Leinster, même si, ce samedi 22 mai 2021, les Rouge et Noir peuvent devenir les premiers à accrocher une cinquième étoile sur leur maillot.

Mais si la Coupe d’Europe conserve un tel parfum à Ernest-Wallon, c’est aussi et tout simplement parce que le Stade toulousain fut le premier champion d’Europe. C’était lors de la saison 1995-1996, alors que les dirigeants stadistes - le président René Bouscatel en tête – avaient œuvré avec certains de leurs homologues à la création de ce nouveau trophée. Certes, l’édition inaugurale s’est disputée sans les clubs anglais, ce qui a évidemment enlevé un brin de piment et d’adversité. Mais, pour ce Toulouse champion de France 1994, 1995, 1996 et 1997, c’était surtout l’occasion d’asseoir sa suprématie à une autre échelle. « En France, nous avions tout remporté et c’était vraiment important pour nous de gagner cette année-là », avait un jour expliqué l’ancien troisième Richard Castel dans La Dépêche du Midi. L’ailier Emile Ntamack renchérit : « Nous avions à cœur de nous affirmer au-delà de l’Hexagone. » Pas question de laisser filer cette opportunité.

Un « déplacement inoubliable » en Roumanie

À l’arrivée, Toulouse n’a besoin que de quatre victoires, en autant de matchs, pour s’offrir un succès jusqu’alors inconnu. Mais, bien au-delà du résultat, il y a eu l’aventure, les émotions, la nouveauté… Bref, une forme d’exaltation, vertu de cette compétition si singulière. Dans leur poule, et pour le premier rendez-vous de l’histoire de la Coupe d’Europe, les Stadistes ont ainsi battu Le Farul Constanza (54-10) au terme d’un voyage épique en Roumanie. « L’épopée de 1995-1996, c’est d’abord ce déplacement inoubliable en Roumanie », ne cache pas Castel. Avant la réception des Italiens de Trévise (18-9) et la victoire en demi-finale contre les Gallois de Swansea (30-3) au stade encore appelé les « Sept Deniers ». Enfin, vint l’heure de la finale, l’autre souvenir marquant de cet épisode pas comme les autres… Castel encore : « Nous avons terminé sur un superbe match, gagné après prolongations. »

Le Stade toulousain sur la pelouse de Cardiff avec Franck Belot, Ugo Mola, Hervé Manent et Claude Portolan.
Le Stade toulousain sur la pelouse de Cardiff avec Franck Belot, Ugo Mola, Hervé Manent et Claude Portolan. Midi Olympique

Effectivement, même s’ils ont toujours mené au score grâce à deux essais inscrits par Thomas Castaignède et Jérôme Cazalbou, les Toulousains ont vu leurs adversaires de Cardiff revenir petit à petit, jusqu’à égaliser à la dernière minute du temps réglementaire. Des Gallois qui jouaient à domicile, au cœur du mythique Arms Park qui vivait là ses dernières heures puisqu’il fut détruit en 1997 pour laisser place au Millennium Stadium. Ce sont finalement deux pénalités de Christophe Deylaud, aux 82e et 115e minutes, qui ont envoyé Toulouse sur le toit de l’Europe. Presque naturellement. « À mes yeux, le Brennus avait alors plus d’importance, révèle l’ex-deuxième ligne Franck Belot. Mais, en tant que leaders français, nous étions en quelque sorte obligés de l’emporter. » Et d’écrire la première page de ce long roman.

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