Le CO et le temps de l’espoir

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Les Tarnais se sont fait peur, mais assurent l’essentiel et s’offrent le droit de croire encore en la qualification. Avec un œil sur Bayonne, ils joueront samedi un vrai huitième de finale face à Toulon.

Coup double pour le CO. En s’imposant à Brive pour la première fois depuis 2012 (33-28), les Tarnais continuent d’écrire le roman de leur incroyable année 2021 et restent en course pour accrocher une qualification inimaginable à mi-parcours. Pour une semaine de plus, les Tarnais vont évoluer dans le costume feutré d’une équipe potentiellement qualifiable. Les hommes de Pierre-Henry Broncan n’ont pas tout à fait leur destin entre leurs mains et battre le Toulon de Patrice Collazo samedi prochain ne suffira pas. Pour que le CO s’invite à la table des grands, il faudra que les planètes s’alignent et que le Stade français ne prenne pas plus de deux points à Bayonne ou que Clermont échoue contre La Rochelle. Quoi qu’il arrive samedi prochain, Ces Castrais-là ne regretteront rien, ils reviennent de trop loin pour ne pas se satisfaire d’avoir seulement pu se mêler à la lutte. Pierre-Yves Revol, le président castrais, rappelle avec justesse : « Lors du match aller, au mois de décembre dernier, les Brivistes nous avaient battus chez nous, nous étions alors treizièmes et nous pensions surtout au maintien. Là, nous nous offrons le droit de finir la saison sur un match à enjeu. Ce n’est pas le moment des regrets, c’est le moment des espoirs. »

Des changements payants

Des espoirs, Castres peut en nourrir légitimement. La dynamique sportive est très vertueuse et le groupe vit bien. « C’est de vrais compétiteurs, ces mecs-là ont la défaite en horreur. C’est dans leurs gênes, ils ont été éduqués et entraînés comme ça. On a une table de ping-pong dans notre lieu de vie au Levézou et Urdapilleta peut casser une raquette s’il perd un match de tennis de table. C’est facile d’entraîner des mecs comme ça », explique l’entraîneur principal Pierre-Henry Broncan. Sur les autres pelouses, voir Bayonne terrasser le Stade français pour arracher son maintien n’a rien d’hypothétique et La Rochelle peut très bien faire déjouer l’armada clermontoise. « On se donne le droit de rêver, précise Anthony Jelonch, l’hyperactif troisième ligne tarnais. On ne sait jamais ce qu’il peut se passer dans ce championnat. On jouera un huitième de finale et il nous faudra un petit coup de pouce du destin pour passer en quarts. À Noël, nous n’étions pas à notre place. Le sort des matchs ne basculait jamais de notre côté. Depuis quelques mois, tout s’est inversé. On l’a vu là, avec la dernière pénalité manquée par Tedo Abzhandadze. Si elle était passée, c’était match nul et nous en avions fini des espoirs de qualification. » Castres a un peu de réussite, oui ; mais les Tarnais savent la provoquer. Samedi, les Castrais ont pris des risques qui se sont avérés payants.

Le staff a fait le pari de coacher en masse dès la cinquantième minute, en faisant entrer six joueurs sur la pelouse. Pierre-Henry Broncan explique : « L’idée était de contrecarrer les effets de la chaleur et de maintenir un bon niveau d’intensité. » Bien vu, le sang neuf injecté a permis aux Castrais d’inscrire deux essais coup sur coup, offrant assez de marge pour gérer la fin de rencontre. Tedo Abzhandadze a fait le reste et le rêve continue. Pour une semaine de plus au moins.

 

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