Le SUA libéré de son terrible fardeau

  • Face à Aurillac, les Agenais ont regoûté à la victoire, un an après. Mais surtout, les deux équipes ont retrouvé un public qui a contribué à la belle soirée à Saint-Cernin dans le Cantal.
    Face à Aurillac, les Agenais ont regoûté à la victoire, un an après. Mais surtout, les deux équipes ont retrouvé un public qui a contribué à la belle soirée à Saint-Cernin dans le Cantal. Aurélien Delandhuy
Publié le , mis à jour

La présence du public en tribunes et une victoire pour le SU Agen après un an sans gagner étaient les principaux enjeux de cette soirée. Les à-côtés du jour ont pris le dessus sur le contenu même d’une rencontre empreinte de maladresse.

"On ne va pas s’enflammer, mais ce soir, la bière n’aura pas le même goût", voilà des mots agenais qui résument l’état d’esprit du groupe ce vendredi 6 août, après cette première victoire depuis 26 rencontres. Au coup de sifflet final, les joueurs sont tous debout au bord de la touche, trépignant d’envie de rentrer célébrer ce moment ensemble. Le score est déjà fait. Le sentiment de soulagement prédomine dans le camp lot-et-garonnais. À l’instar de Gauthier Maravat déjà présent l’année passée. "C’est une vraie libération, on avait à cœur de tirer un trait sur une saison très compliqué mentalement et physiquement. Tant qu’il y avait la victoire, ça nous allait, même si ce n’est que le début, et même si cela n’a pas été flamboyant", assume le jeune deuxième ligne du SUA.

Un constat qui résume bien cette rencontre émaillée d’imprécisions et de maladresses. C’est pourtant Aurillac qui se lance le mieux dans ce match en trois tiers-temps de vingt-cinq minutes. Le troisième ligne aile Maxime Profit ouvre la marque en étant au soutien de son capitaine mais l’ancien Cantalien Thomas Vincent, désormais agenais, répond. Une pénalité inscrite et il permet à Agen de recoller à quatre points. Le Stade aurillacois est devant à la fin de ce premier tiers-temps. Le SUA se reprend ensuite par un essai de son talonneur Clément Martinez puis enchaîne avec deux essais de Noel Reid puis Victor Moreaux en deuxième et troisième tiers-temps.

Mais en dehors des essais, le public puriste s’intéressait aussi aux nouvelles règles. La tribune frémissait à chaque tentative d’utilisation du 50 : 22. Il a fallu attendre le début du dernier tiers-temps pour en voir l’application. Bernard Reggiardo en sortie de ruck dégage le ballon depuis ses 35 mètres et obtient une touche dans les 5 mètres adverses. Lancer aurillacois évidemment.

Une ambiance "comme avant"

Le timide tempo de la rencontre n’aura donc pas éclipsé l’événement de la journée : le retour du public. Comme lors de la rentrée des classes, tout le monde était là bien avant le début du match, impatient de retrouver les amis que l’on n’a pas vus ici depuis longtemps. Ça leur tardait. Et le sourire sur le visage de ces 2 000 supporteurs en était le meilleur témoin, tout comme les verres s’entrechoquant. "Le match semblait presque anecdotique, l’important était de retrouver cette ambiance avec les copains", lance Jean-Louis, supporter du Stade aurillacois. Pour Delphine et ses copines, "c’est du pur plaisir, on est ensemble, on retrouve la convivialité, comme avant".

Pour les protagonistes, aussi, ce fut un moment à part, comme nous l’expliquait Roméo Gontineac, l’entraîneur aurillacois : "Même les joueurs n’étaient pas très à l’aise au début, ils en avaient perdu l’habitude. On leur a dit de rester naturels et que ça allait revenir." Une chaleureuse ambiance donc, qui résonnait dans un écrin atypique, celui du Moulin à vent. Situé à 989 mètres, ce stade champêtre est le deuxième stade le plus haut de France, selon un dirigeant du club. La nouvelle tribune, inaugurée le jour même, offre une vue imprenable sur les massifs montagneux auvergnats. Un environnement et un cadre qui subliment des rencontres.

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Tristan Failler
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