Le match en stats : la vitesse des Boks, le poison des Bleus et de la casse dans les deux camps

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Si le scénario de ce France-Afrique du sud ressemble à s’y méprendre à celui de la semaine précédente face à l’Australie, on est clairement monté de deux crans dans l’intensité et, donc, le niveau de jeu. Les Bleus en sont encore sortis gagnants, mais ils ont énormément souffert. Ce qui met aussi en exergue leur énorme force mentale. (source : Autumn nations series).

26 % de possession dans les 22m adverses : la nouvelle « patte française »

Avant le début de la séquence internationale d’automne, Cameron Woki avait lâché cette phrase énigmatique. « On a changé notre jeu sur cette tournée, on a fait évoluer pas mal de choses et on va voir si ça fonctionne ». Si rien d’absolument révolutionnaire ne saute aux yeux, une tendance tout de même : face aux Springboks, les Bleus ont joué 26 % de leurs possessions dans les 22m adverses. Une semaine plus tôt face à l’Australie, c’était même 34 %. Cette équipe de France ne relance pas de ballons des quatre coins du terrain et use plus que ses adversaires de jeux au pied. Elle n’enclenche des séquences longues que lorsque la zone de vérité se précise. Cette équipe de France est un serpent, un crotale, un cobra : il attend, patiente, se fige. Il laisse à sa proie le soin de faire la majorité des mouvements. Jusqu’à l’ouverture, où il bondit à la jugulaire.

 

70 % de rucks rapides : les Boks ont (aussi) mis le feu

On attendait les Springboks féroces au combat, ils n’ont pas déçu avec un engagement qui a longtemps mis la France sur le reculoir. Mais ils ne se sont pas contentés de cela. Ce sont souvent eux qui ont mis un terme aux échanges de jeux au pied pour remonter le ballon à la main. Stratégiquement, ils ont aussi beaucoup cherché à toucher leurs ailiers de poche Arendse et Kolbe, que ce soit par du jeu transversal au pied ou ensuite par du jeu de passes. Surtout, ils ont constamment cherché à dynamiser, même pour garder le ballon au près dans du défi physique : 70 % de leurs rucks offensifs ont duré moins de 3 secondes. En plus de résister frontalement, les Bleus devaient alors le faire en accélérant leurs replacements, puisqu’ils n’arrivaient pas à ralentir les ballons au sol. Sortir vainqueurs d’un tel contexte en dit long sur leur esprit de résistance.

 

5 protocoles commotions : un engagement physique à la limite

La puissance des Springboks a fait des ravages. Dans le défi direct, frontal, hormonal, la France a globalement souffert. Ce n’est pas vraiment une surprise, dans ce domaine culturellement dominé par l’Afrique du Sud. Une statistique illustre cela : 8 plaquages « offensifs » (qui ont fait reculer l’attaquant) réalisés par les Springboks, aucun pour les Bleus.

Dans l’exercice de force collectif, les groupés pénétrants, les Français ont également longtemps été à la peine. Ils ont plié, avec le mérite pour eux de n’avoir jamais rompu.

Cet engagement de part et d’autre donne une rencontre superbe d’intensité. Un revers à la médaille, toutefois : cinq protocoles commotions ont été ordonnés samedi soir (Mbonambi, Kolbe, Atonio, Flament, Danty) dont quatre sur la seule première mi-temps.

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Les commentaires (1)
cantewitko Il y a 20 jours Le 13/11/2022 à 10:00

Je suis très content qu'on ait gagné....mais était-ce encore du rugby ? Et si ça continue comme ça, combien de temps vont vivre en bon état nos chers rugbymen après leur carrière ?
Encore bravo pour la détermination et la résistance des français !