Racing : la loi des plus forts, encore

  • Ibrahim Diallo (Racing), face à Clermont.
    Ibrahim Diallo (Racing), face à Clermont. Icon Sport
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Comme en septembre, les franciliens ont vaincu clermont à marcel-michelin. Pour une septième victoire à l’extérieur depuis la reprise. qui dit mieux ? Personne…

En plus de la neige, il a flotté comme un air de déjà-vu sur le stade Marcel-Michelin ce dimanche soir. Au quart d’heure de jeu, quand Teddy Iribaren a passé sa deuxième pénalité de la soirée pour porter l’avance des siens à six longueurs, on s’est revu le 19 septembre dernier, lors de la précédente confrontation entre les deux rivaux. En quart de finale de Coupe d’Europe, les Franciliens avaient terrassé les Clermontois 37 à 26 au terme d’une démonstration de force et de maîtrise. Ce jour-là, à la 12e minute, les visiteurs menaient déjà 11 à 0. Pour ces retrouvailles, au-delà des six points d’avance, les indices augurant d’un scénario similaire ne manquaient pas : les deux touches volées par Joseph et Chouzenoux, et les éclairs de Taofifenua présageaient de la domination des Ciel et Blanc. La composition, pour le moins expérimentale, du paquet d’avants auvergnat incitait également à miser sur un succès des Racingmen.

Mais cette fois, la mécanique francilienne a connu quelques ratés. Une statistique en témoigne : en une mi-temps, les hommes de Laurent Travers avaient déjà atteint la barre de la dizaine de pénalités quand leur moyenne en la matière sur quatre-vingts minutes atteignait jusqu’alors 9,8 coups de sifflet. Dans les rucks, offensifs comme défensifs, ils subissaient l’engagement adverse. Avec quelques fautes de mains au passage et des errements défensifs, comme sur cette percée de Moala, les visiteurs avaient contribué à relancer des hôtes déterminés et pleins d’allant.


La mêlée en fer de lance

Entre la 16e et la 28e minute, ils avaient logiquement encaissé un 13 à 0. « Nous manquons beaucoup de précision, déplorait, à la pause, Teddy Iribaren au micro de Canal +. Clermont a réussi à nous acculer de notre camp et à nous mettre sous pression. Nous avons du mal à sortir. L’équipe n’est pas assez précise en conquête et sur les premières passes. »

Mais la loi du plus fort allait parler. Au retour des vestiaires, la meilleure équipe du championnat à l’extérieur - avec dix-huit points glanés en six déplacements - a livré le sursaut attendu. Dans le sillage d’une mêlée nettement dominatrice, encore une fois, Chouzenoux aplatissait sous les poteaux (56e) et Iribaren ramenait les siens à hauteur (61e). L’ASMCA parvenait à repousser l’échéance mais l’inévitable finissait par arriver. À la suite d’un joli numéro de Le Garrec et Imhoff, Russell servait Zebo pour l’essai de la gagne à six minutes du coup de sifflet final. Invaincu depuis le 22 novembre, le Racing 92 poursuit sa belle série avec un sixième succès consécutif.

Un septième en déplacement depuis la reprise début septembre : cinq en Top 14 et deux en Coupe d’Europe. Cette nouvelle performance s’avère être une bénédiction dans la course aux deux premières places. Malgré le succès des Toulousains à Montpellier, Teddy Iribaren et compagnie restent en position idéale, à trois points du sommet, avec un match de retard à disputer, le 6 février, contre Toulon. D’ailleurs, à la faveur de la venue des Rochelais, ce samedi, dans les Hauts-de-Seine, les vice-champions d’Europe peuvent effectuer une opération comptable rêvée.

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