Grenoble : le bonjour des Lupin alpins

  • Dans cette rencontre dominée par les Neversois, ce sont les visiteurs isérois qui l’ont remporté à la dernière minute et qui se placent ainsi en sixième position.
    Dans cette rencontre dominée par les Neversois, ce sont les visiteurs isérois qui l’ont remporté à la dernière minute et qui se placent ainsi en sixième position. - Fabien Belloli
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Comme à Oyonnax, les joueurs du FCG raflent in extremis la mise d’un match qu’ils ne dominaient pas. La remontée vers la sixième place se poursuit.

Vendredi soir, les Grenoblois sont remontés dans leur car posté devant le Pré-Fleuri avec le sentiment d’avoir touché un improbable jackpot. Passés en une minute - la 78e… - d’une imminente défaite sans bonus aux quatre points d’une victoire minimaliste, l’âpre capitaine Steve Blanc-Mappaz et les siens ont récolté une cinquième victoire en six matchs qui, loin de leur tendre les bras, gardait les pognes bien au chaud au fond des poches dans la bise nivernaise. « Notre seconde période, c’est un hold-up », avouait après coup de Jarnac le manager Stéphane Glas. Cantonnés dans leur camp, ployant sous la domination d’adversaires plus solides en conquête et menaçants en attaque, ses joueurs ont eu le mérite de ne pas lâcher prise quand un ballon arraché sur un de leurs regroupements s’est transformé en contre implacable conclu par le demi de mêlée neversois (12-6).

« Même si l’on court après le score, on se bat toujours pour revenir. C’est ce qui fait notre force », sourit le pilier Jérôme Rey, qui avait failli laisser ses camarades partir dans la Nièvre pour rester aux côtés de son épouse dans la dernière ligne droite de sa grossesse. Finalement remplaçant, le futur papa a délivré son équipe en s’écroulant au pied des poteaux neversois après une série de pénaltouches. « On venait pour faire quelque chose. Maintenant on va savourer », rayonne le pensionnaire lyrique de l’ascenseur émotionnel. « On commence à voir la lumière. Jusqu’à présent, on ne voyait que de l’ombre. Il faudra y croire jusqu’à la fin du championnat. »

Coup du destin

Onzièmes début janvier après leur folle victoire à l’arraché sur le terrain d’Oyonnax (35-27 après avoir été menés 24-3 à la pause), les Isérois (du suspense) sont remontés à la septième place, à six points désormais de Colomiers et à sept de Nevers. « On a fait une bonne prestation face à une équipe très dense, très difficile à manœuvrer », salue Anthony Alves, un autre héros imprévu (lire ci-dessous) de la première ligne grenobloise. « On savait que Nevers avait eu pas mal de pépins physiques ces derniers temps, et que c’était peut-être le bon moment pour venir gagner ici. »

Miraculeuse, la victoire grenobloise tient aussi à la pénalité manquée par les Neversois à dix minutes de la fin, pratiquement face aux poteaux. « Le match aurait pu être plié sur cette pénalité. C’est un coup du destin, le scénario idéal pour nous. On ne met pas un pied chez eux en seconde période, on est archi-dominés et on a su saisir notre seule occasion », raconte, comme un rêve à voix haute, Stéphane Glas : « Mais on n’est pas les mains en haut du guidon. On doit progresser sur certains secteurs ; on a un peu trop de déchet ballon en main, on est un peu embêté sur nos touches. On a encore une marge de progression. »

Difficile d’écrire la fin du scénario d’un championnat qui multiplie les rebondissements : « Toutes les équipes sont très proches, les petites peuvent venir taper les grosses. On part d’une page blanche tous les week-ends. »

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