L’UBB réussit par tous les prismes

  • Benjamin Botica a joué un rôle majeur dans la victoire des siens
    Benjamin Botica a joué un rôle majeur dans la victoire des siens - Justine Hamon
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On peut appréhender ce succès fleuve de bien des manières. Super opération comptable, réussite stratégique, reprise tranquille, approximations en série...

«Euphoriques ? Pourquoi dites-vous ça ? Non, je n’aime pas ce mot. On est euphorique que quand on est champion, c’est tout. Je qualifierai ça de bon match de reprise », diagnostiqua Christophe Urios, conscient que seule l’ombre du Stade français lui avait été proposée. Il y a toujours plusieurs prismes pour analyser une rencontre, d’abord celle du relativisme par rapport à l’adversaire. Puis celle de la beauté plastique des essais, et là, les supporters ont été servis avec de belles courses ballon en main dans les espaces. On peut aussi voir un match en fonction de l’écart entre ce qui a été fait et ce qu’on voulait faire. Écoutons Marco Tauleigne : « Je ne vais pas vous dire qu’on a fait un match affreux. Mais nous n’avons pas réussi à lancer le jeu comme on voulait. En fait, nous avons plutôt mis de l’avancée dans les phases de désordre. Si on avait fait des lancements plus propres, les actions auraient été encore meilleures. Nous avons plutôt fait de l’adaptation. » On se souvient de quelques mauvaises passes et d’une sortie de mêlée totalement saccagée qui ont énervé le staff. La match se lit aussi dansles chiffres. Et là, ce fut clairement le nirvana : bonus offensif pour les Bordelais, zéro point pour les Parisiens.

… et relance de Botica

« Au classement, nous les mettons à deux victoires », a reconnu Christophe Urios. Les chiffres, c’est aussi des stats individuelles ; 27 points pour le seul Benjamin Botica. Il dit aussi quelque chose de la tactique suivie par les Girondins (un autre prisme). Ils voulaient tenter toutes les pénalités pour faire gonfler le score, quelques exemples malheureux restaient dans les mémoires, celui du match nul 16-16 à domicile contre Clermont avec un excès de pénalités expédiées en touche : « C’était important, même avec un écart déjà large. Dans ce rugby sans supporters, il peut y avoir des surprises.On voulait creuser l’écart pour obliger l’adversaire à se découvrir. Une victoire ça doit aussi se construire, parfois à coup de + 3. Je pensais qu’aujourd’hui ça se décanterait à la 60e, ça s’est finalement décanté un peu avant. » Cette stratégie a donc permis à Botica de se relancer, lui qui avait manqué trois coups de pied à Clermont.Il a fait là son meilleur match de la saison. « Qu’est-ce que je vous ai dit ? On n’enlève jamais la responsabilité des tirs au but à un botteur. Jamais ! Ou alors, c’est fini, on perd le gars, on le tue. Je n’en ai d’ailleurs pas parlé avec lui en semaine. » Urios garde toute confiance dans les capacités de son ouvreur, même s’il lui tient un langage de vérité : « Matthieu Jalibert est notre numéro 1, bien sûr. Je crois que Ben a complété intégré ça et qu’il a une bonne relation avec lui. Mais c’était dur pour Ben de revenir à Clermont, sans avoir beaucoup joué. Je crois qu’il va continuer à progresser, je ne suis pas inquiet. » Regrette-t-il de le voir déjà engagé avec Castres ? « Non, car je n’ai rien fait pour le retenir. J’attendais de lui des choses que je n’ai pas vu en début de saison. Il a reçu une proposition du CO, tant mieux pour lui. »

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