Bilan des clubs – A Brive, un promu plein de promesses

  • L’arrière briviste Thomas Laranjeira a terminé meilleur réalisateur du Top 14 avec 181 points inscrits et un pourcentage de réussite face aux perches de 90,1 %. Photos Icon Sport
    L’arrière briviste Thomas Laranjeira a terminé meilleur réalisateur du Top 14 avec 181 points inscrits et un pourcentage de réussite face aux perches de 90,1 %. Photos Icon Sport
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Si son maintien a été acquis sur tapis vert, le CABCL avait fait l’essentiel du chemin sur les terrains. Tout en y ajoutant la manière sur la première partie.

Samedi 29 février 2020. Les Brivistes ne le savent pas encore mais, en plus du sommet de leur championnat, ils viennent de disputer leur dernière rencontre de la saison, face au dauphin lyonnais (30-16). Ce succès, avec la manière, les replace à la neuvième place à égalité, à sept longueurs de la zone rouge. Le classement ne bougera plus. Mission écourtée mais mission accomplie tout de même, avec les compliments de Pierre Mignoni : "Les Brivistes ont été au-dessus dans l’engagement, le jeu, en conquête. Ils ont réalisé un énorme match et ont été impressionnants."

Avec sept victoires, un nul et neuf revers, le CABCL a su exister dans l’élite et assurer son maintien sur le terrain. Avant de le voir validé sur tapis vert. Les Noir et Blanc ont atteint leur but grâce, en grande partie, à des prestations emballantes et convaincantes à la maison sur la phase aller : Clermont (28-21), Toulon (39-17), Toulouse (23-9), Bordeaux-Bègles (30-9) puis le Stade français (26-21) sont successivement tombés au Stadium municipal. Foudroyés par les éclairs des Alex Muller et Julien Blanc, rois des entames tonitruantes. Des étincelles comme une des marques de fabrique du CABCL nouvelle génération, avec sa pelouse hybride. Mais les grands principes restent gravés : "La saison passée, nous étions restés invaincus à la maison. Il faut garder cet objectif même si je sais à quel point c’est ambitieux", avait annoncé Jeremy Davidson, lors de la préparation. Les Corréziens ont tenu cette promesse jusqu’au 28 décembre et la démonstration de force du Racing 92 (20-44).

"On peut avoir la tête haute"

Cet accroc à domicile a enrayé leur marche en avant : un mois après, ils évitaient in extremis la déroute face à Pau (33-27) et ils connaissaient un deuxième revers inattendu contre Agen (30-16) fin février. Cette vulnérabilité soudaine au Stadium, couplée à une lancinante inefficacité à l’extérieur (seulement quatre points de glanés), avait instillé le doute sur la suite. Face à Lyon, le promu avait fini par rassurer tout son monde. "On peut avoir la tête haute et être fiers de ce que l’on a produit", résumait le héros du soir, Joris Jurand, fier du caractère affiché par ses troupes.

Avec le recul, Thomas Laranjeira, un des grands bonhommes de la saison, dresse un bilan satisfaisant de cette campagne, sans être pour autant comblé : "Le maintien est assuré, c’est le plus important. L’équipe était sur une bonne dynamique. À domicile, nous étions dans les clous et les efforts commençaient à payer à l’extérieur. Il faudra poursuivre sur cette lancée. Et même hausser encore le niveau car il est possible de faire mieux avec cet effectif." Ce groupe, rajeuni, remanié à la sauce Davidson, a su trouver sa place en Top 14 et peut croire en un avenir ensoleillé.

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