L’ASM manquait de fraîcheur

  • Tim NANAI-WILLIAMS (Clermont), face à la Rochelle.
    Tim NANAI-WILLIAMS (Clermont), face à la Rochelle. Icon Sport
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En place dans le combat collectif, la meilleure attaque du championnat a trop manqué de gaz pour triompher de la meilleure défense du top 14.

L’ASM a-t-elle vraiment aligné sa meilleure équipe sur la pelouse de Marcel-Deflandre ? Il est permis d’en douter et, pour vous en convaincre, on vous invitera à regarder de près la composition du pack de dimanche prochain face à Lyon, où l’on retrouvera très certainement les Ojovan, Iturria et autres Lapandry laissés au repos ce week-end. Sans oublier les Pélissié, Timani ou Lee qui patientaient tranquillement sur le banc à La Rochelle…

Un turnover rendu possible par une certaine profondeur d’effectif au niveau du pack, que leurs homologues de derrière ne partageaient malheureusement pas. La faute à ce satané virus de la Covid-19 qui a infecté ces dernières semaines Morgan Parra, Wesley Fofana ou Bastien Pourailly, sans oublier la convalescence de George Moala, ou encore la suspension d’Alivereti Raka… Voilà en grande partie pourquoi l’arrière Tiberghien, le demi de mêlée Bézy, l’ailier Matsushima, le centre Barraque et l’ouvreur Lopez enchaînaient ce week-end leur quatrième titularisation en autant de semaines. De quoi accuser une certaine fatigue ? On le craignait quelque peu avant le match, pour tout dire, et il n’y eut malheureusement pas de miracle…


Derrière, une litanie de petites erreurs en première période


En effet, si le pack auvergnat domina globalement le match, tant en conquête directe que dans le jeu courant (à l’image d’une troisième ligne omniprésente sur l’essai justement refusé à Van Tonder à la 4e), leurs copains de derrière ne se sont pas toujours montrés à la hauteur, notamment lors du premier acte. On citera pêle-mêle plusieurs séries de passes hasardeuses, dont l’une obligea l’ASM à concéder une mêlée à cinq mètres ; une touche non trouvée par Barraque sur la pénalité en suivant ainsi que plusieurs jeux au pied peu inspirés aux abords de l’en-but maritime ; une chandelle manquée par Tiberghien, un renvoi trop court de Lopez, une contre-attaque suicidaire de Nanai-Williams…

Bref, une litanie de petites erreurs qui, mises bout à bout, permirent aux Rochelais de revenir dans le match puis de prendre le large avant la mi-temps, sans avoir finalement proposé grand-chose hormis un arrosage en règle du côté gauche du fond de court clermontois. De quoi aiguiser les regrets des Auvergnats qui, lorsqu’ils se mirent à tenir un peu plus le ballon en deuxième période (comme sur l’essai de Nanai-Williams), prouvèrent qu’ils étaient en mesure d’espérer beaucoup mieux…

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