La Rochelle à l’heure de la bascule

  • Après trois défaites en trois rencontres les Rochelais de Romain Sazy doivent s’imposer face aux Biarrots pour ne pas rester dans une situation de relégable. Photo Icon Sport
    Après trois défaites en trois rencontres les Rochelais de Romain Sazy doivent s’imposer face aux Biarrots pour ne pas rester dans une situation de relégable. Photo Icon Sport
Publié le , mis à jour

Battus à trois reprises en autant de matchs, les Rochelais doivent désormais concrétiser leur domination, sous peine de craindre une saison galère.

«Non négociable.» Ronan O’Gara n’y est pas allé par quatre chemins, au soir de la défaite au Michelin (23-22), la troisième de rang pour le vice-champion de France et d’Europe en titre. Terminée la période de rodage, La Rochelle «a besoin d’un résultat, samedi», en a volontiers convenu le technicien irlandais après l’analyse à chaud d’un énième revers frustrant des siens. Ah, le fameux «si près, si loin». Avec davantage de réalisme et de pragmatisme, ce Stade-là serait sans doute dans le peloton de tête, au classement. Las.

L’indigeste triptyque Toulouse-Racing-Clermont servi d’entrée, les Rochelais ne l’ont pas escamoté, loin de là. À la sortie, le bilan est pourtant cruel : jamais, depuis 1988, le Stade rochelais n’avait goûté à trois échecs consécutifs pour entamer une saison. Cela dit, il semble bien tôt pour hurler avec les loups. «Ce n’est pas comme si on repartait de zéro mais il y a plein de choses que l’on doit presque reconstruire. On compare notre équipe aujourd’hui avec celle qui a joué des finales. On oublie vite que cela nous a pris beaucoup de temps pour devenir cette équipe. Cela n’a pas toujours été facile et on n’a pas fait que des bons matchs la saison dernière», rappelle à juste titre Wiaan Liebenberg. Les coéquipiers du flanker sud-africain les avaient d’ailleurs perdues, ces trois mêmes confrontations. Dans des circonstances en partie similaires. Comptablement, La Rochelle en avait retiré trois points de bonus défensifs. Contre deux, cette saison. Temps de passage quasi identiques.

«Conjurer le sort»

S’il n’y a pas le feu au lac, donc, gare quand même aux braises. Quelque part, le dernier finaliste du Top 14 est sous pression. Sans manquer de respect au promu basque, un faux pas à domicile face au BO ferait, pour le coup, incontestablement tâche. Ce serait même un petit séisme et La Rochelle perdrait du crédit. Qui plus est dans un jardin, Deflandre, que seul le bourreau toulousain est parvenu à dompter - trois fois, il est vrai - depuis le printemps 2019, en championnat. Face aux micros, nul étalage d’une quelconque inquiétude. «Je peux vous assurer que la dynamique y est et que ça va basculer. On fera front et on va y arriver», jurait Romain Sazy, il y a deux semaines. Un message réitéré, en d’autres termes, samedi dernier, par le "Shérif", obnubilé par le fait de «conjurer le sort» face au Biarritz olympique. «On sera certainement plus performants lors des journées 4, 5 et 6, que lors des trois premières», concédait fin août Ronan O’Gara, avant d’entamer la saison sans match amical dans les jambes. On y est. L’heure de la bascule ? Balle au centre, faites vos jeux.

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Romain ASSELIN
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