[Portrait VII Féminin 7/13] Amiel, au service des autres

  • [Portrait VII Féminin 7/13] Amiel, au service des autres
    [Portrait VII Féminin 7/13] Amiel, au service des autres
Publié le , mis à jour

Jusqu’au début des jeux Olympiques prévu le 5 août, nous vous proposons chaque jour le portrait d’un des membres de l’équipe de France féminine. Aujourd’hui, c’est au tour d'Audrey Amiel, qui a conjugué durant plusieurs saisons le rugby et son métier de sapeur-pompier.

Son but était de participer aux jeux Olympiques. Le 5 août prochain, lorsque Rio verra la flamme olympique s'embraser au cœur du stade Maracana, le rêve d'Audrey Amiel va se réaliser. Pourtant, la Montpelliéraine ne s'imaginait pas représenter la France en pratiquant le rugby à VII. Adepte du judo depuis son plus jeune âge, elle se rêvait en reine des tatamis un jour aux jeux Olympiques.

 

Membre du Judo Club Gard, elle bataille en moins de 63 kilos puis en moins de 70. Mais arrive le rugby dans sa vie un jour de 2005. « À la fin du lycée, on décide avec des copines du judo de pouvoir jouer ensemble dans une équipe : le Rugby Club Jacou Montpellier Nord, détaille Amiel. Nous voilà en 2005 sur le pré, avec des drôles de chaussures à pointes, un ballon tordu et un bout de caoutchouc entre les dents. En fin de saison, on soulèvera une planche de bois… La fée de l’ovalie a frappé ! ». Et cette « fée » va l'amener jusqu'en Équipe de France.

 

Concilier rugby et activité professionnelle

 

Mais avant de revêtir le maillot bleu, Audrey Amiel va longtemps hésiter à se lancer. Le sélectionneur de l’Équipe de France à VII la convoque une première fois en 2006. Mais la pilier ou talonneur décline. « Je lui répond que je n’ai pas envie de repartir dans le haut niveau car je souhaite par-dessus tout assouvir ma vocation, devenir sapeur-pompier professionnel. L’année qui suit, j’ai donc mis en stand-by le rugby pour passer mon concours SPP. Après son obtention, j’ai repris le rugby à Jacou en 2007 ».

 

Un métier de sapeur-pompier que Audrey vit comme une passion, un devoir et un moyen de rendre service aux autres. « Ce métier correspond à mes valeurs, à ce que je recherche au quotidien, c'est-à-dire aider les personnes. Il est généreux », expliquait-elle en 2011 dans le Midi Libre. Durant six ans, de 2008 à 2014, Amiel va jongler entre son métier, son poste de troisième ligne aile avec Montpellier en rugby à XV et les sélections en Équipe de France de rugby à VII. Beaucoup de sacrifices pour au final atteindre le Graal : les jeux Olympiques.

 

Depuis deux saisons, la joueuse de 29 ans évolue en tant que semi-professionnelle grâce à un accord passé entre la Fédération Française, les pompiers de l'Hérault et elle-même. Résidant désormais à Paris, elle a pu pleinement se consacrer à la qualification des Bleues pour Rio obtenue à l'issue du championnat d'Europe, qu'elle et ses coéquipières ont remporté haut la main. Reste désormais à pousser le rêve encore plus loin en décrochant une médaille.

 

Par Kevin Saccani (@saccanikevin)

 

Retrouvez nos portraits 

[PORTRAIT VII FÉMININ 1/13] LA VIE DE ROSE
[PORTRAIT VII FÉMININ 2/13] GRASSINEAU, LE COUTEAU-SUISSE
[PORTRAIT VII FÉMININ 3/13] BISCARAT, LE VII UN POINT C’EST TOUT
[PORTRAIT VII FÉMININ 4/13] GUIGLION, LA GAGNANTE
[PORTRAIT VII FÉMININ 5/13] TRONCY, LE RÊVE DE LA MÉDAILLE
[PORTRAIT VII FÉMININ 6/13] LE PESQ, LA PIÈCE MAÎTRESSE

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?