Montpellier s’est trouvé une nouvelle charnière

  • Alex LOZOWSKI (Montpellier), face à Brive.
    Alex LOZOWSKI (Montpellier), face à Brive. Icon Sport
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Dans le sillage de sa charnière reinach-Lozowski, associée pour la première fois de la saison, les héraultais ont retrouvé un élan offensif.

Cobus Reinach-Alex Lozowski. Sur le papier, cette charnière a de la gueule. D’un côté, vous avez un demi de mêlée à 14 sélections qui fut sacré champion du monde en novembre dernier avec l’Afrique du Sud. De l’autre, vous avez un trois-quarts qui a été formé dans l’une des plus grandes équipes d’Europe, les Saracens, et avec qui il a déjà décroché deux titres nationaux (2018 et 2019), ainsi qu’une coupe d’Europe (2019). Rien que ça. Deux recrues de luxe que le MHR s’est offert à l’intersaison, et qui ont été associés pour la première fois de la saison au GGL Stadium face à Brive. Jusqu’alors remplaçant, Lozowski vivait là sa première titularisation. Et au poste d’ouvreur, s’il vous plaît. Après la grave blessure de Handré Pollard, c’est l’habituel arrière Anthony Bouthier qui avait été titularisé à l’ouverture. Bouthier parti avec les Bleus, le manager Xavier Garbajosa a logiquement décidé de placer Alex Lozowski en 10. Un poste qu’il a certes rarement occupé avec les Saracens, où le maître du jeu se nomme Owen Farrell, mais où il a été formé dans ses plus jeunes années.


Pas une grande prise de risque en somme… et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa prestation en première mi-temps l’a rapidement confirmé : un essai, une transformation, et deux pénalités. Lozowski a donc inscrit treize des vingt-et-un points de son équipe dans le premier acte. À la fin du mois de juillet dernier, l’Anglais nous avait accordé une interview et nous avait confié ceci : « Après ces quatre années passées aux Saracens, j’ai besoin de voir autre chose. C’est pourquoi ma venue à Montpellier et en Top 14 est une excellente chose. J’espère devenir un meilleur joueur ici. Je suis dans une situation idéale. » À en juger par sa prestation dimanche, le centre anglais aux 5 sélections est sur de bons rails…

 

Reinach, le dynamiteur


Reinach, lui, enchaînait sa troisième titularisation de suite après les matchs à Toulon et la réception d’Agen. Le champion du monde a clairement pris ses repères dans le jeu héraultais, et cela s’est vu. C’est lui qui offrit le second essai à son compatriote, le centre Jan Serfontein. C’est aussi lui qui, avec Alex Lozowski (tiens donc) empêcha le demi d’ouverture briviste Enzo Hervé d’aplatir un essai qui aurait pu redonner quelques espoirs aux Brivistes en début de deuxième mi-temps, quand le tableau d’affichage indiquait 23 à 6 en faveur du MHR. Pour le reste, Reinach a fait son boulot : accélérer le jeu héraultais et le dynamiser en jouant des pénalités rapidement (au point de surprendre ses propres partenaires, pas assez prompts à se porter à son soutien). Après 70 minutes de bons et loyaux services, Reinach fut remplacé par le jeune Jules Danglot, 19 ans.
 

Reilhac s’illustre


Au rang des satisfactions, on retiendra également la prestation de l’ailier Yvan Reilhac. Appelé à rejoindre les Bleus avec son homologue Gabriel Ngandebe, les deux coéquipiers ont fini par retrouver leur club dimanche. Et Reilhac a confirmé tout le bien que le staff du XV de France pense de lui. Très sollicité en première mi-temps, il s’est signalé par une interception au quart d’heure de jeu qui aurait pu être conclue par un essai s’il n’avait pas été rattrapé in extremis par un défenseur briviste. Mais son coéquipier Julien Tisseron termina le travail. M. Charabas lui refusa aussi un essai marqué en solitaire après un arbitrage vidéo à la 20e minute.

Avec ces belles prestations individuelles, le MHR s’offre un précieux bonus offensif qui lui permet de rattraper un peu de retard sur son mauvais début de saison.

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