Pas cher payé pour Bordeaux !

  • Le groupe bordelais.
    Le groupe bordelais. Icon Sport
Publié le , mis à jour

Encore une soirée lugubre pour les Bordelais, dominés de bout en bout. Ils ne se sont pas créés une seule occasion d’essai. C’était leur quatrième revers de suite. 

Quatre ! L’UBB a enregistré sa quatrième défaite de rang à La Rochelle toutes compétitions confondues. On n’est plus si loin de la série noire du printemps 2019 (cinq revers de suite). Évidemment, les aléas du calendrier et des reports expliquent en partie cette série noire de 2020-2021. C’est vrai peu d’équipes se retrouvent à jouer quatre matchs de suite à l’extérieur.
Mais si l’on observe le contenu des rencontres, les Bordelais les plus optimistes ne peuvent que déchanter.

Ce 20-6 ne nous aura finalement pas paru très cher payé. C’est bien là le drame pour les Girondins. Ils pensaient avoir bu la cigüe à Lyon. Le genre de référence négative appelée à ne plus se reproduire. Patatras ! Ils ont revécu le même cauchemar à la Rochelle, une première mi-temps infecte avec… zéro actions construite dans les trente mètres adverses : deux essais encaissés et deux refusés (à juste raison, certes, mais ça disait quelque chose de domination adverse), et un carton jaune pour un plaquage trop haut de Seta Tamanivalu, dont la dernière apparition sous le maillot girondin ne fut pas une franche réussite.
Le pire des scénarios s’est donc produit sous les yeux d’un Christophe Urios forcément impuissant et médusé.

Quelles explications peut-on trouver à cette bérézina de 40 minutes ? On nous a glissé dans la semaine que cette équipe avait perdu ce qui faisait sa force l’an passé, sa capacité à mettre la même intensité féroce tout au long des 80 minutes. On l’a constaté une fois de plus à Deflandre. Les Rochelais se sont enfoncés trop facilement dans la première ligne de défense bordelaise. Gourdon par exemple échappa à Diaby pour lancer le mouvement conclu par Kerr-Barlow pour le premier essai. Dans la foulée, la troisième ligne adverse s’en est donné à cœur joie en passant les bras comme à la parade, Bourdeau, Atonio, Liebenberg.

À cet engagement décevant, s’est jointe un festival de bourdes. Ben Botica par exemple, à l’ouverture n’a pas pu soulager son collectif dans la tempête naissante. Fébrile et maladroit, il a précipité la déveine de son équipe. À quoi pouvait bien penser Urios à mesure qu’il secouait la tête de dépit ? Lui qui avait préparé ce match comme un vrai derby qu’il voulait découvrir.
 

Blocages et coffrages, mamelles de la défaite


À la pause, le manageur tenta de prendre le taureau par les cornes. Trois changements d’un coup, Jalibert, Dweba et Amosa convoqués pour tenter de redresser le navire.

Le chemin de croix ne s’arrêta pour autant. Une image hantera pendant ces prochains jours les nuits des ultra bordelais, ces mauls contrés ou coffrés trop facilement par le pack rochelais. Même sur les phases faites pour se rassurer, les Bordelais restaient désespérants. Ils ont vaguement arrêté l’hémorragie, mais ne se sont pas créé une seule occasion d’essai. Jamais, ils n’ont menacé la ligne adverse, sauf peut-être une fois sur un grand coup de tatane droit devant de Tamanivalu. Long ballon qui, avec le rebond, sur un malentendu faillit donner des frissons aux Rochelais.

Seule maigre satisfaction de cette soirée lugubre : les Bordelais ont empêché leurs adversaires de doubler la mise en seconde période. Ils ont limité le curseur à 20 points encaissés, c’est vrai. Le plaisir d’une équipe qui jouerait le maintien. Ils ne peuvent s’en satisfaire.

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