Nevers veut éviter l’impasse de trois

  • Les Neversois, ici Leonard Paris, affronteront pour la première fois de leur histoire les Agenais. Photo Icon Sport Les Neversois, ici Leonard Paris, affronteront pour la première fois de leur histoire les Agenais. Photo Icon Sport
    Les Neversois, ici Leonard Paris, affronteront pour la première fois de leur histoire les Agenais. Photo Icon Sport
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Bien calée à la sixième place grâce à deux victoires consécutives, l’USON Nevers Rugby peut enfin confirmer face à Agen ses promesses de constance.

En empochant neuf points en deux matchs — victoire bonifiée face à Bourg-en-Bresse puis succès serein à Rouen — et en y mettant la manière, l’Uson s’est donné un peu d’air dans un championnat à l’étouffée, toujours en quête de décantation à l’approche de la mi-saison. Les infortunes simultanées de Montauban et Colomiers offrent même une vue fugace sur la quatrième place dont les Neversois rêvent à voix haute pour partager avec leur public l’acmé d’un barrage à domicile. La vue est belle mais le chemin est encore long avant d’en faire le panorama du printemps. Il passe par une étanchéité à domicile et une capacité à reproduire hors les murs l’intensité déployée au Pré-Fleuri. Il n’en faut pas plus pour que la fin de la phase aller, avec la réception de la légende blessée agenaise et le voyage cathartique à Carcassonne (théâtre de la pire dégelée de Nevers en Pro D2 l’an passé), soit attendue avec curiosité par le manager neversois Xavier Péméja : "On verra à la fin de ce bloc à quoi on peut prétendre. Ce serait déjà bien d’enchaîner une troisième victoire, ce qu’on n’a pas encore réussi à faire cette année."

La prudence n’est pas une simple précaution oratoire dans la bouche de l’homme qui a vu, depuis son arrivée à la tête du staff usoniste en 2016, ses joueurs capables de passer du meilleur au pire sans prévenir : "On connaît notre histoire, c’est dans les moments où on peut être heureux qu’on subit de grosses déceptions. Et ce championnat est très ouvert, tout peut arriver, on le voit à chaque journée. Je n’ai pas envie que l’on soit l’imprévu, alors il faut prendre ce match face à Agen très au sérieux. Et ne surtout pas se fier à leur classement : ça va être un gros match de Pro D2. Leur réaction face à Colomiers a vraiment été impressionnante, la semaine dernière."

Une première

L’affrontement avec Agen sera aussi une première dans l’histoire de l’Uson, montée en Pro D2 en 2017 quand le SUA retrouvait le Top 14. L’évocation de l’affiche mettait des étoiles dans les yeux du président Régis Dumange sur la scène des Oscars Midi Olympique, lundi. Inconcevable il y a douze ans à peine, quand Nevers ferraillait en Fédérale 2, la nouvelle visite d’un mythe du rugby français remet des paillettes sur l’épopée : "C’est un moment important pour le club. J’espère que le stade sera plein, il ne l’a pas encore été depuis le Covid", espère le manager. Côté joueurs, la venue de l’ancien pensionnaire de Top 14 n’appelle pas l’insouciance : "On sait que le SUA n’est pas à sa place. On le respecte, c’est une grosse équipe", assure l’arrière Kylian Jaminet. Sans pour autant nourrir de complexes : "On vient d’enchaîner deux belles prestations qui nous donnent de la confiance. On reproduit en match ce qu’on fait à l’entraînement, et on tient enfin le ballon, ce qui était notre problème auparavant." Les dix-huit essais marqués sur les quatre derniers matchs montrent aussi que le groupe a trouvé la bonne carburation pour son "système de jeu assez offensif", après un début de saison moins prolifique. Dans le même temps, la défense a récupéré son allant : "Même quand on est franchi, on arrive à rattraper les coups", apprécie Kylian Jaminet. Pas question, alors, de laisser s’infiltrer les fantômes des errements passés : "On ne doit pas se dire que cette série peut s’arrêter. Il faut être dans le positif, et ne pas avoir le frein à main."

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Sébastien CHABARD
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