L’Aviron attaque la Rade

  • Les hommes de Grégory Patat savent que l’ambiance du stade Mayol et les ambitions toulonnaises seront déjà un test de caractère pour eux. Photo IS
    Les hommes de Grégory Patat savent que l’ambiance du stade Mayol et les ambitions toulonnaises seront déjà un test de caractère pour eux. Photo IS Icon Sport - Icon Sport
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BAYONNE Malgré "l’affaire Battut" qui a agité le club, l’Aviron a fait face et s’est concentré sur son match à Toulon. C’est bien l’atmosphère propre à Mayol qui occupe les esprits bayonnais.

C’est une bien mauvaise nouvelle qui a frappé l’Aviron la semaine dernière. La convocation en justice de son entraîneur de la touche, Antoine Battut, pour une agression sur le personnel soignant à la clinique Aguilera de Biarritz a jeté un froid. Personne n’excuse le geste. La direction a d’ailleurs émis un communiqué dans ce sens en précisant que cet incident relevait d’un caractère privé, s’étant déroulé pendant une période de congé. C’est tout de même une véritable surprise dans le milieu bayonnais et au-delà aussi tant la personnalité du mis en cause, et c’est un avis unanime, est à l’opposé de son geste. D’ailleurs, personne n’évoque le sujet, la pudeur prenant le dessus sur toute autre considération. Et si à la tête du club on réprouve fortement l’acte, "On reste solidaires de notre salarié", rajoute le président Philippe Tayeb.

Pour l’heure, l’Aviron Bayonnais doit se passer des services de son adjoint chargé de la touche. Une épine dans le pied du staff qui doit revoir sa façon de procéder. Après le dernier match de préparation face à l’UBB, Grégory Patat mettait en avant le bon travail de son adjoint sur les luttes aériennes qui avait mis en difficulté l’alignement bordelais. "C’est la continuité du travail de la saison dernière mis en place par Antoine Battut", soulignait-il.

Depuis ce fameux mardi 23 août, l’ancien troisième ligne n’est pas revenu à Jean Dauger. Il devrait toutefois reprendre son poste dans les semaines qui suivent, peut-être après le match face au Racing. Le secteur de la touche a été pris en mains par Grégory Patat lui-même et, également, Joël Rey. "Le staff s’est réadapté, confie le manager. Avec Joël, on s’est partagé les tâches d’Antoine. Nous connaissons tous les deux les systèmes de touche. Chaque entraîneur a sa spécificité mais il a la capacité d’intervenir dans chaque domaine. Et maintenant on regarde devant pour être le plus compétitif possible."

Objectifs de performance

Grégory Patat n’en dira pas plus. Bayonne s’est tourné résolument vers le match de Toulon. Son premier en Top 14, les matchs de préparation étant ce qu’ils sont… L’examen d’entrée se situe sur la rade. "On est dans les temps de passage que l’on voulait, précise le manager. On va aller d’entrée chez un gros où la notion de combat va être importante. On va jouer avec nos armes pour savoir où l’on se situe dans cette division." Bayonne aura intégré aussi la volonté de son adversaire d’effacer la saison dernière et de se replacer dans sa dynamique de fin d’exercice, ce qui compliquera certainement sa tâche. "Ils vont vouloir marquer tout de suite leur territoire, continue le Gersois. On se prépare à un match à collisions sévères, aux intensités de course élevées." Mais Bayonne aura aussi respecté ses plans de préparation. C’est son introspection qui l’intéresse au plus au point à l’heure du grand bain. "On s’est donné des objectifs de performance dans des secteurs précis. On tâchera de les remplir. On veut rentrer rapidement dans ce championnat et ça passera par un contenu de notre part. Si l’on ne met pas d’intensité, d’engagement, on va se mettre en difficulté par rapport à ce contexte toulonnais. Il va falloir aussi avoir un ratio occasions points important pour rivaliser à l’extérieur, c’est une certitude."

Grégory Patat l’a bien précisé en prenant ses fonctions, Bayonne ne galvaudera aucun match. Alors le premier à Jean-Dauger face au Racing dans huit jours, événement attendu, n’a encore jamais été évoqué.

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Edmond Lataillade
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