Top 14 - À Castres, la vie sans « Benji » s'organise

  • Orphelin d’Urdapilleta, retenu en sélection, le Castres olympique va devoir gérer le début du championnat sans son maestro. Il y a des solutions.
    Orphelin d’Urdapilleta, retenu en sélection, le Castres olympique va devoir gérer le début du championnat sans son maestro. Il y a des solutions. Icon Sport - Icon Sport
Publié le

Orphelin d’Urdapilleta, retenu en sélection, le Castres olympique va devoir gérer le début du championnat sans son maestro. Il y a des solutions.

à 36 ans, et malgré la blessure qu’il a reçue lors de la finale de Top 14 perdue face à Montpellier, Benjamin Urdapilleta a eu la chance d’être convoqué par son sélectionneur national Michael Cheika pour disputer le Rugby Championship sous les couleurs de l’Argentine. S’il n’a pas encore disputé la moindre minute lors des trois premières rencontres de la compétition, le joueur, qui a repris l’entraînement la semaine dernière, espère pouvoir jouer d’ici la fin de la compétition. Une grande joie pour lui et pour tout son club qui soutient le joueur dans son aventure avec les Pumas. David Darricarrère, entraîneur des trois-quarts, n’en dit pas moins : « On est très contents pour lui et on est fiers d’avoir un international argentin dans notre équipe. C’est quelque chose de très important pour nous. » Le CO devra probablement se passer des services d’Urdapilleta pour les quatre premières journées de championnat. C’est donc un peu orphelin de leur numéro 10 que les Tarnais se déplaceront à Nanterre samedi, même si le club affirme ne pas être dépendant de son Argentin et que des solutions existent pour le remplacer. « Aucun joueur n’est irremplaçable dans notre effectif, explique en ce sens David Darricarrère. Je pense que c’est avant tout la force d’un groupe et du travail collectif. On s’entraîne dur tous ensemble et à tous les postes pour être justement le plus compétitif possible, quoi qu’il arrive dans la saison. Il n’y a aucune dépendance à quelque joueur que ce soit ».

« On prépare sa succession »

Qui, alors, pourra bien remplacer le maestro argentin ? Pour ce déplacement à Racing, le staff devrait faire confiance à Ben Botica, seul ouvreur de métier et d’expérience de l’effectif. Cette absence du titulaire du poste doit être l’occasion pour lui d’enfin lancer son aventure castraise et de prouver à ses détracteurs qu’il est toujours au niveau attendu en Top 14. Pour les échéances futures, les Tarnais peuvent aussi choisir de jouer sur la polyvalence et d’opter pour l’option Julien Dumora, qui pourrait, comme il le fit après la blessure d’Urdapilleta en finale, endosser le rôle d’ouvreur. Cela obligerait les Tarnais à se passer de l’expérience de « Dum’s » à l’arrière et de décaler l’habituel ailier Geoffrey Palis ou de faire confiance à Thomas Larregain. Enfin, reste la solution Louis Le Brun. Le gamin international moins de 20 ans, neveu de Yann Delaygue, a réussi une très belle préparation estivale. Il fut très en vue lors du dernier match de présaison face au Connacht. « On avait anticipé l’absence de Benjamin et on a travaillé en conséquence", reprend Darricarrère. "On prépare déjà la succession de Benjamin, Louis Le Brun fait partie de ce plan de transition. Il est en train, petit à petit, de grandir. La tournée avec le XV de France au Japon lui a fait beaucoup de bien. Il a pris de la maturité à ce poste et c’est important. Avec nous, il progresse aussi au fil des entraînements. Il faut qu’il continue à travailler et s’il peut bénéficier de l’expérience d’Urdapilleta, c’est encore mieux. 

Une chose est acquise, quel que soit le joueur aligné au poste de numéro 10, les Tarnais seront compétitifs.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?