Interview décalée - Bourgarit : « Les insultes sur ma maman, ça pouvait me faire dégoupiller »

  • Pierre BOURGARIT of France during the Six Nations Tournament match between Italy and France at Olimpico stadium on February 6, 2021 in Rome, Italy. (Photo by Anthony Dibon/Icon Sport) - Pierre BOURGARIT - Stadio Olimpico - Rome (Italie)
    Pierre BOURGARIT of France during the Six Nations Tournament match between Italy and France at Olimpico stadium on February 6, 2021 in Rome, Italy. (Photo by Anthony Dibon/Icon Sport) - Pierre BOURGARIT - Stadio Olimpico - Rome (Italie) Icon Sport - Icon Sport
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Et si on parlait de tout, sauf de rugby ? Cette semaine, le talonneur Pierre Bourgarit raconte son amour du Gers, ses premiers points de suture après une rencontre avec un poteau, son désir d’en savoir un peu plus sur Michael Jordan et son côté « Marseillais »… Suivez le guide.

Quel est votre pire souvenir à l’école ?

À l’école primaire, tous les ans, il y avait le spectacle de fin d’année. Et je me souviens ne pas avoir pu y participer une année pour la simple et bonne raison que sur le chemin, alors que je discutais avec mes copains, je me suis empalé sur poteau (rires). Je ne regardais pas où je marchais et je me suis ouvert l’arcade. Du coup, au lieu de participer au spectacle, j’ai pris la direction des urgences pour me faire recoudre. Mes premiers points de suture, ce n’était donc pas au rugby.

Depuis, vous avez dû en avoir bien d’autres ?

Quelques-uns mais pas tant que ça. En tous cas, depuis, j’ai appris à regarder devant moi quand je marche dans la rue.

Avez-vous eu votre baccalauréat ?

J’ai obtenu un bac professionnel « maintenance des matériels » dans les travaux publics. Après, j’ai passé des CACES, ce sont des formations qui permettent notamment de conduire des engins pour les travaux publics. J’ai aussi passé mes permis poids lourds avant de signer à La Rochelle.

Pourquoi ?

Mon papa travaillait dans les travaux publics, sur les chantiers. Et ça m’a toujours plus, notamment la conduite de toutes sortes d’engins. Aujourd’hui, je conduis les mauls en journée et quand je rentre à la maison, c’est plutôt la pelleteuse.

Quelle est la pire insulte que vous avez subie ?

Entre gamins, les insultes fusent souvent. Et ça dépasse souvent la pensée. Et s'il y a un truc qui m’agaçait, c’était les insultes qui pouvaient toucher ma maman. Et comme j’étais un peu sanguin, un peu brute, ça pouvait me faire dégoupiller. D’ailleurs, mes parents pourraient témoigner, mais ça m’a valu quelques convocations dans le bureau du proviseur. Sans même qu’on m’insulte, je pouvais être un peu turbulent dans la cour de récréation.

Quel est votre plus gros défaut ?

Je suis très « mauvais perdant » et très râleur. Si je perds à un jeu, je peux voir rouge et faire la gueule pendant un petit moment. Le mieux, c’est : soit de ne pas jouer avec moi, soit de me laisser gagner.

Cinéma ou théâtre ?

Ni l’un, ni l’autre.

Vraiment ?

À choisir, je préfère prendre un ballon et aller jouer avec mes potes.

Avez-vous un rituel d’avant-match ?

Non, pas vraiment.

Quel est l’endroit où vous vous sentez le mieux sur terre ?

Sans hésiter, chez moi dans le Gers, à Gimont. Quand je suis chez moi, dans ma famille, avec mes amis, je suis heureux. Tout simplement. Les vacances à l’étranger, ce n’est pas trop mon truc. Je ne suis pas du genre à m’exporter. Pour moi, les vacances, c’est à Gimont.

Tout le temps ?

Non, parce que j’ai une copine. Pour lui faire plaisir, je fais des efforts. Pourtant, elle est aussi originaire du Gers. Mais elle aime bien aller au soleil.

Justement, quel est l’endroit idéal pour les vacances ?

Ma copine a envie d’aller à Bali, je pense qu’on ira bien un jour.

Quel est le fait d’actualité qui vous a marqué ces dernières années ?

Le décès de Michael Jackson.

Pourquoi ?

J’aimais bien ses chansons et son décès m’a marqué. Ça m’a mis un petit coup au moral.

Le dernier livre que vous avez lu ?

(il se marre) Ça devait être un BD quand j’avais huit ans. Je ne suis pas un grand lecteur, vous l’aurez compris.

Quel a été votre plus gros craquage ?

Je ne bois pas trop de café, mais j’ai quand même acheté une belle machine qui fait du bon café. Je me suis dit que ce serait pour le plaisir de mes amis lorsqu’ils viennent à la maison.

Vous ne les invitez que pour le café ?

Ah non, chez moi, en général on mange bien. Chez un Gersois, il y a tous les bons produits nécessaires à un bon repas. Et si vraiment, au pire, le repas ne plaît pas à mes invités, ils peuvent terminer sur un bon café (rires).

Quel est le moment où vous vous êtes senti le plus con dans votre vie ?

C’était en CP. Je m’en souviens, c’était en fin de journée. Je ne voulais pas demander à la maîtresse pour aller aux toilettes car je pensais pouvoir me retenir. Et malheureusement, je me suis pissé dessus. Le problème, c’est qu’à l’époque, nous étions assis par deux sur les bancs. Et ma voisine avait été un peu arrosée. J’avoue, je n’étais pas très fier. Je n’avais pas marqué beaucoup de points ce jour-là (rires).

Avez-vous un surnom ?

Les mecs m’appellent « Bourga ». Patrice Collazo, lui, m’appelait « Bouga ». Il mangeait le « r ».

Quelle a été votre plus grosse connerie lorsque vous étiez enfant ?

Petit, je ne faisais pas beaucoup de sport. Mais, je ne sais pas pourquoi, je jouais souvent avec le ballon de rugby dans le grand couloir de la maison de mes parents. En fait, je m’amusais à taper au pied, à prendre mon élan et à glisser pour récupérer le ballon. Et un jour, évidemment, j’ai tapé un peu trop fort. J’ai cassé une belle lampe à laquelle ma mère tenait. Autant vous dire que le ballon, je ne l’ai pas vu pendant un petit moment.

Justement, quelle a été la plus grosse engueulade de la part de vos parents ?

Au grand dam de mes parents, j’ai fait quelques bêtises à l’école. Du coup, j’ai souvent pris des savons.

Quel est votre film culte ?

J’aime beaucoup toute la série « Harry Potter ». J’adore vraiment. Je pourrais la regarder une fois par mois. C’est mon côté « grand enfant ».

À l’exception de votre concubine, avec qui aimeriez-vous rester coincé dans un ascenseur ?

J’aurai bien dit Miss France, mais ça ne va pas plaire à ma copine (rires). Du coup, je crois que j’aimerais bien faire connaissance avec Michael Jordan. J’ai vu dernièrement la série documentaire « The Last Danse » sur sa carrière et ça m’a bien plu. Le problème, c’est que je ne parle pas anglais. Il faudrait donc qu’on soit trois dans l’ascenseur : Jordan, un traducteur et moi (rires).

Si vous deviez faire une émission de téléréalité, ce serait laquelle ?

Franchement, je crois que je me verrais bien dans un truc comme « Les Marseillais ». Il y a quand même quelques personnages qui me font beaucoup rire. Et puis, être payé pour vivre au soleil, dans une super baraque avec piscine, c’est pas mal quand même. Et quitte à y participer, autant emmener ma copine. On pourrait faire « Les Marseillais à Bali » (rires).

La plus grosse bagarre de votre vie ?

Je n’ai jamais de grosses bagarres à gérer. Ni sur un terrain, ni en dehors. Je suis mauvais perdant mais pas bagarreur.

Quel est votre plus gros complexe ?

Aucun complexe.

Êtes-vous superstitieux ?

Pas plus que ça, mais quand je ne suis pas trop en confiance, j’essaie de me raccrocher à des petits trucs qui ont été positifs dans le passé.

Plutôt football ou baby-foot ?

Le foot, c’est quand même souvent morose. En fait, tout dépend le championnat que tu regardes. Il ne faut pas regarder la Ligue 1 par exemple.

À part le rugby, quel est votre sport préféré ?

Le saut à la perche. J’adorais regarder ce sport à la télévision lorsque j’étais petit. Ça me fascinait.

Auriez-vous aimé le pratiquer ?

Oui, mais il aurait fallu que la perche soit bien solide. Je ne suis pas le talonneur le plus lourd, mais je ne suis pas sûr non plus d’avoir le profil physique d’un perchiste pour monter à six mètres de haut.

Comment vous imaginez-vous à 50 ans ?

Je me vois bien dans le Gers, pas loin de mes amis et de ma famille. Peut-être que j’ouvrirai un resto ou une petite brasserie parce que j’aime bien faire à manger. Mais 50 ans, c’est quand même loin.

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