Pro D2 - Oyonnax garde le rythme

  • Avec la bagatelle de neuf essais inscrits face à Rouen, dont un de Florian Vialelle, les Oyonnaxiens poursuivent leur chemin en pôle position du Pro D2.
    Avec la bagatelle de neuf essais inscrits face à Rouen, dont un de Florian Vialelle, les Oyonnaxiens poursuivent leur chemin en pôle position du Pro D2. Midi Olympique - JEAN FRANCOIS BASSET
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Face à Rouen, les Oyomen ont signé leur sixième match consécutif sans défaite et décroché leur cinquième bonus offensif.

L’addition est lourde pour les Rouennais, beaucoup plus que pouvaient le laisser prévoir les vingt premières minutes de jeu qui les virent ouvrir la marque, prendre des initiatives, coller au score… « Dans l’intensité, dans le combat nous avons répondu présents », relève Fabien Vincent, le capitaine normand, non sans conclure  « Oyonnax était plus fort ». Le constat trouve sa preuve par neuf dans la suite d’essais pointés par les Oyomen pour aller cueillir leur cinquième bonus offensif en six rencontres disputées à Mathon. « Nous enchaînons de gros matchs, cela démontre la qualité du travail que nous fournissons à l’entraînement, retient Benjamin Geledan, meilleur marqueur d’essais de la division la saison passée et auteur d’un doublé face aux Normands. C’est anecdotique. Nous jouons pour gagner, chacun apporte sa contribution. »

La profondeur de l’effectif oyonnaxien, soulignée à juste titre par l’entraîneur rouennais Renaud Dulin, est forcément au cœur de l’enchaînement des performances réalisées par un groupe qui vient d’aligner six matchs sans défaite.

Challenge relevé

De retour dans l’équipe, après onze mois d’absence suite à une rupture des ligaments croisés du genou, le demi de mêlée Ilan El Khattabi est le premier à en convenir : « J’attendais ce moment avec impatience. Que l’on soit sur la feuille de match ou pas nous sommes tous concernés, nous avons tous un rôle à jouer dans l’avancée du club, mais c’est parfois frustrant de rester sur le bord du terrain, on ne partage pas les mêmes émotions. J’ai pu retrouver la compétition dans un contexte très favorable, mais quand on rentre sur le terrain, il faut tenir la même intensité. » Cette forme de challenge a su être relevée avec pour exemples un essai de Teddy Durand entré en jeu à la 50e, un autre de Joe Ravouvou, à la sirène. « Nous nous entraînons pour être performants de la première à la dernière minute », appuie Benjamin Geledan, rejoint par son entraîneur Joe El Abd : « Nous inscrivons un essai en fin de chacune des mi-temps, c’est important d’être capables de scorer dans le money time cela peut nous faire gagner des matchs dans l’avenir. »

Mais le manager aindinois ne s’enflamme pas : « Après un quart d’heure de jeu je ne pensais pas que ce match prendrait cette tournure. C’était la finale de ce bloc, on peut retenir l’état d’esprit affiché par le groupe durant quatre-vingts minutes et la continuité entretenue dans notre progression. Il y a aussi la qualité de notre défense, notre efficacité dans le jeu aérien, un secteur que nous avions spécialement travaillé… mais cela ne veut pas dire que nous n’avons pas encore des choses à améliorer. Nous devons être encore plus disciplinés. » Les vacances seront les bienvenues mais les Oyomen savent qu’il faudra très vite se remettre au travail avant le déplacement à Agen.

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Jean-Pierre DUNAND
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